Back to Hogwarts

Jeu de rôle basé sur les règles inventées par J.K. Rowling dans l'univers de Harry Potter.


 
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 Indéfectibles liens du sang

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Loevi Leroy
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MessageSujet: Indéfectibles liens du sang   Dim 27 Déc - 18:19:10

Les vacances avaient commencé depuis une semaine maintenant, et le château, après les festivités hivernales concluant le Tournoi des Quatre Maisons, avait retrouvé le calme relatif qui s'abattait de concert avec la neige durant les fêtes de fin d'année. Ils étaient nombreux à avoir retrouvé les familles pour cette période joyeuse, et même la Salle Commune de Poufsouffle était plongée dans un silence peu commun.

Noël était la fête que Loevi haïssait le plus, après son anniversaire. Depuis toute petite, elle avait cru que seul l'Héritier d'une famille se voyait offrir un présent digne de sa condition et l'attention de ses parents ; en quelque sorte un avant-goût de ce qu'il aurait à vivre après avoir accédé à la tête de la famille. Elle avait cru tellement de choses, à l'époque... Tout avait changé à son entrée à Poudlard, quand elle avait réalisé que, dans les autres familles, rien ne se passait comme dans la sienne. D'abord fière de constater qu'elle venait d'une dynastie si importante que ses coutumes en étaient uniques... elle avait vite compris que ce n'était pas quelque chose de si enviable.

La relation qui liait ses camarades à leurs parents n'avait rien de comparable avec les liens inexistants que sa famille avait noués avec elle. Elle s'était sentie seule. Et le temps n'avait rien arrangé.

A Poudlard, elle avait fait partie des rares oubliés qui ne passaient jamais les fêtes chez eux, des plus rares encore qui ne recevaient pas le moindre cadeau le jour de leur anniversaire. Elle avait toujours fait en sorte que personne n'en vienne à se poser de question, allant parfois jusqu'à mentir sur sa véritable date de naissance, et dissimulait sa peine grandissante derrière un large sourire qui ne la quittait que lorsqu'elle se croyait seule. Au bout du compte, personne n'y avait prêté grande attention ; et personne ne se doutait, sans doute, des frustrations qu'elle avait traversées à les entendre piailler sur leur chance.

Noël était pire que son anniversaire, parce que c'était un jour qui ne changeait jamais. Un anniversaire, c'était une date qui n'appartenait qu'à une seule personne, et ça pouvait s'oublier. Noël, c'était le même jour pour tout le monde, c'était un déballage trollesque de cadeaux et de cris de joie, au milieu desquels elle se sentait toujours à l'écart. Parfois, elle se serait presque laissée aller à gifler un ou deux mômes râleurs qui ne comprenaient pas le bonheur que pouvait représenter à ses yeux le simple fait de recevoir quelque chose de ses parents, même si on n'aimait pas ce quelque chose. Les inconscients.

Loevi s'était appliquée à s'éclipser de sa Maison avant que les autres ne se réveillent. Elle s'était pris les pieds dans un paquet informe déposé par mégarde sans doute au bas de son lit et, prestement enveloppée dans sa cape, elle s'était ruée dans le parc en direction de la Grande Salle, où elle pouvait encore espérer prendre un petit déjeuner tranquille. Ce qu'elle avait fait, l'estomac noué, la gorge serrée. Lorsqu'un élève avait pointé son nez par les grandes portes, elle s'était presque enfuie, désireuse d'être oubliée.

Elle s'était cachée quelque part, prostrée dans un coin du château, et avait attendu longtemps, des heures. Lorsqu'elle s'était décidée à rentrer à son dortoir, dans l'idée de se recoucher pour finir cette journée au plus vite, elle n'avait pas compris les remarques de ses camarades de chambres - mais le paquet informe posé cette fois sur sa couverture ne laissait aucun doute : il ne se trouvait pas là par mégarde.

¤¤¤


La tour d'Astronomie, disait-on, était la plus haute tour de l'école. Vu d'en bas, le doute était permis - il y avait tellement de tours là-haut qu'on se demandait toujours si l'on n'en oubliait pas une dans le décompte. Mais, vu d'en haut, il n'y avait plus le moindre doute : elle dominait toutes les autres.

Bien sûr, la jeune Poufsouffle souffrait toujours du vertige, un mal que ses nombreux déboires sur balai volant n'avaient pas vraiment arrangé. Ce qui ne l'empêchait pourtant pas, en ce jour glacé et enneigé de décembre, d'attendre que le temps passe à son sommet. Appuyée sur la rambarde, le menton posé sur ses bras, la jeune fille observait distraitement l'horizon, regardant le paysage blanc sans le voir, perdue dans ses pensées. De sombres pensées.

Elle venait se réfugier là depuis Noël, songeant que c'était bien le dernier endroit où on viendrait la chercher. Elle restait là, immobile dans le froid, toute la journée, de l'aube jusqu'à la tombée de la nuit, grignotant sans faim un petit déjeuner aux aurores et oubliant tout autre repas. Elle avait l'habitude de ne pas manger beaucoup, suite à sa diète forcée dans les bas-fonds de la capitale française. Au moins, de cette façon, elle ne voyait personne ; sauf peut-être des visages endormis dans son dortoir, quand enfin elle quittait les couloirs du château pour aller dormir - ou essayer.

L'objet au fond de sa poche lui semblait peser des tonnes ; mais elle ne pouvait pas s'en séparer, l'aurait-elle même voulu. Elle le souhaitait, de toute son âme. Mais elle savait à présent qu'il serait toujours là, avec elle, jusqu'à son dernier jour. C'était ainsi. C'était son Destin. Elle ferma les yeux et soupira. Que devait-elle faire, à présent ? Rien ne le lui disait. Une chose était sûre, cependant : elle s'était résignée. Du moins le croyait-elle.

Un léger bruit la fit sursauter ; elle se retourna vivement, inquiète à l'idée d'avoir été surprise ici, dans l'état qui était le sien. Il y avait peut-être des larmes sur son visage - elle ne savait plus - ou peut-être de la peur ou du désespoir dans son regard. Les gens sont fondamentalement aveugles, elle avait eu le temps de s'en rendre compte, mais elle préférait rester prudente. Si cela lui était possible.


-Qui est là ? demanda-t-elle.

Sa voix tremblait un peu ; de ne pas avoir parlé, ou de sanglots contenus, qui le saurait ? Elle plongea d'instinct la main au fond de sa poche, sans trop savoir si elle avait réellement l'intention de se servir de ce qui s'y trouvait ; il ne valait mieux pas, mais c'était plus fort qu'elle. Il fallait qu'elle le tienne, qu'elle sente son contact chaud sur sa peau, qu'elle s'imprègne de son aura...

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Kathalyn Spencer
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MessageSujet: Re: Indéfectibles liens du sang   Mar 29 Déc - 15:19:36

Les festivités, ça a le don de m'exaspérer.

Et encore plus pendant la période des vacances, surtout celles de Noël. En même temps recevoir des biens matériels et inutiles, ça me tente assez mais quand je reçois des paquets avec le nom de l'expéditeur barré grossièrement, là j'en viens à me poser des questions … Je sais pertinemment que cela ne vient pas de mes camarades de classe, trop affairés par leurs problèmes personnels. Surtout les filles : à savoir quels accessoires à accorder avec quels types de vêtements.

Bref je m'en fous.

Hormis le fait que je peux avaler mon poids en cochonneries festivales, je préfère largement le calme à tout ce remue-ménage incessant. Cette année je ne suis pas retournée pour les fêtes chez ma mère; j'avais besoin de souffler un peu et qu'elle me laisse tranquille. Puis au niveau du noyau familial, c'est pas vraiment la joie, je ne suis pas de celles qui possède une famille de 36000 kilomètres de long avec des cousins à rallonge. Jusqu'à preuve du contraire, je suis fille unique après faut voir avec mon père.

Mon père ce héros …

Mon père, très courageux en un sens, car il a eu la présence d'esprit de s'enfuir avant que la mayonnaise ne tourne au vinaigre et de ne pas assumer sa fille, a eu un énorme instinct de conservation. Du coup j'ai du prendre sur moi et assumer une mère à tendance suicidaire et dépressive, qui voyait l'image de mon paternel partout. C'est bien pour cela, que cette année j'ai banni Noël. Et être comme ça, ça vous forge le caractère, on va dire ça comme ça.

Vêtue d'un simple pull noir à col roulé et d'un pantalon de la même couleur; les cheveux longs attachés en queue de cheval, je fais irruption dans la Grande Salle et je me confronte à un silence de … plomb. En effet, il semblerait que les ¾ de Poudlard aient déserté, ce qui est justifiable.
La table des Verts et Argent, je la rejoins en souriant de toutes mes dents, ça me fait pas mal de bien de voir que là aussi, c'est l'hécatombe et que je peux me plonger dans mes introspections ténébreuses. Ce paquet, je ne sais pas d'où il vient et ça m'obsède même si je tends à le cacher par une façade des plus stoïques.

Alors quoi ? Je vais pas péter mon câble quand même. Ce serait con.

Avalant sans même prendre le temps de mâcher, je rumine encore et encore. D'habitude il n'y a pas grand chose qui puisse m'atteindre, mais là .. J'avale ma dernière bouchée avec du jus de citrouille mentholé, j'aime bien les mélanges et les tester. Jusqu'à maintenant, j'en suis pas encore morte. Et pourtant j'en ai testé des bizarres. Enfin, là n'est pas la question, je m'égare pas mal ces temps-ci.

La vieillesse, en même temps je n'approche pas de la canonisation comme Papy, un super prof.

Je me lève de table bien décidée à comprendre ce qui me taraude autant, ni une ni deux je m'échappe de la Grande Salle pour aller où ? Seuls mes pas me le diront.
Là où ils me conduisirent, je n'ai pas franchement l'habitude d'y aller. La Tour d'Astronomie, c'est le cadet de mes soucis, mais là y'a besoin de changement, donc je ne vais pas rebrousser chemin bêtement. Alors attisée par une certaine curiosité, dont je n'ai aucune provenance tant elle m'ait apparue soudainement, je distingue une silhouette assez floue sur les parois froides de la Tour.

Vu la silhouette malingre et dégingandée, je pencherais plus pour une nana anorexique qu'une demoiselle en bonne santé.

L'erreur de débutante, je vais la commettre maintenant, ayant le pied peu alerte en terrain inconnu, je bute sur un objet que mes métatarses n'apprécient pas franchement. Sous le coup, j'émets un léger bruit étouffé et vu le son que le choc a produit, ma congénère a du s'en rendre compte.

Tiens, je me trompe jamais à ce jeu là. On croyait être seules chacune de nous, mais on est deux, faudra faire avec. C'est naze, le Destin, la Fatalité ou tout ces termes désignés par les Hommes pour prouver ou se rassurer, que ouais, on a une entité légendaire qui régit nos codes et nos lois.

Bref je m'en fous, bis repetita.

Je sors de l'ombre face à, oh, une demoiselle. Apeurée serait peut-être le terme exact, c'est presque elle qui me ficherait la trouille .. Elle, je dois la connaître ou au moins de vue, ou croisée quelque part, ça en fait pas mal des coïncidences tout compte fait. J'aime pas les gens, mais elle j'ai pas envie de la baffer dès que je la vois, je sais pas je dois avoir pris de bonnes résolutions pour les fêtes, heureusement pour elle.

Je lui souris, ça peut permettre un échange de bons procédés, mais tout de même son visage, il me dit quelque chose. Fronçant les sourcils, j'essaye de me remémorer quelques bribes de souvenirs que j'aurais éventuellement partagés avec elle … Néant. Pas grave, j'ai une langue, ce sera pour demander. Je m'approche un peu, toujours le sourire figé sur les lèvres, j'en ai pas l'habitude, la pauvre elle doit me prendre pour une tarée à la fixer comme ça. Je devrais la rassurer sur ma santé mentale non ?


- T'inquiètes, je suis pas une psychopathe en cavale. Fis-je sur une pointe d'humour.

Pour ce qui est de ma conversation, je repasserais, mais parler j'aime pas, je préfère jauger la personne en face de moi et apparemment, j'ai rien à craindre.


- Tu fous quoi ici ? C'est pas dit méchamment, c'est juste assez rustre.




HJ : J'espère que ça t'ira, car pour ma part je trouve pas ça fâmeux Dead
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Indéfectibles liens du sang   Jeu 31 Déc - 17:56:55

Ce fut une jeune fille qui se montra, plus jeune qu'elle - mais la plupart des élèves étaient plus jeunes qu'elle - une petite brune au regard fascinant. Elle parut amicale, souriante, mais Loevi se méfiait de tout et de tous - elle en avait trop vu dans sa vie pour ne pas faire preuve d'un minimum de prudence. Et puis, elle préférait rester seule ; rien que le fait de la déranger constituait une raison suffisante pour ne pas répondre d'office à un sourire. Elle ignorait à quelle Maison appartenait la nouvelle venue, sa tenue noire et sans blason ne permettant pas de le deviner, mais, pour dire vrai, la Poufsouffle n'en avait rien à faire ; un Serdaigle valait bien un Serpentard, à ses yeux.

Une psychopathe en cavale ? Il n'aurait plus manqué que ça. Non pas que cela aurait de beaucoup déstabilisé l'ancienne Héritière BloodDust ; elle considérait, non sans raison, semblait-il, être issue d'une famille à forte tendance psychopathe. Au point de se demander, parfois, si elle n'avait pas elle aussi hérité de cette tare contagieuse qui paraissait poursuivre jusqu'aux pièces rapportées de la dynastie. Elle se renfrogna. Non, jamais elle ne lui échapperait.


-Et toi, qu'est-ce que tu fous là ? répliqua-t-elle sèchement à la question de la jeune fille.

Elle ne se sentait pas d'humeur à supporter une présence, quelle qu'elle soit, mais si, de plus, elle se montrait un tant soit peu agressive... Loevi ne supportait plus l'agressivité ; elle en avai trop souffert dans sa vie, et plus encore durant sa fugue à Paris. Elle ne demandait pas que l'on soit gentil avec elle - elle n'y croyait plus, plus depuis longtemps - elle demandait seulement qu'on la laisse vivre sa vie. Qu'on la laisse tranquille. Elle avait cessé de vouloir devenir amie avec tous ceux qu'elle rencontrait, même jusqu'à ceux qu'elle ne connaissait pas, pour se fondre dans un anonymat monotone mais plus réconfortant que l'incertitude qui accompagnait chaque relation humaine.

Il n'y avait qu'une seule personne qui, depuis son retour de France, avait su percer l'épaisse muraille que Loevi avait dressée autour d'elle comme seul rempart contre les autres - et la douleur. Mais elle ne voulait pas y penser. Pas maintenant, pas aujourd'hui.


-L'accès à la tour d'astronomie est interdit en dehors des heures de cours, je te signale.

Aïe. Elle se prenait encore pour une préfète, mais ce temps-là était révolu depuis longtemps. Elle resserra sa prise sur l'objet, dans sa poche, luttant contre l'envie soudaine de l'en sortir. Elle devait également s'empêcher d'essuyer ses joues, convaincue que des larmes s'y trouvaient, luisant gaiement comme les cristaux de glace s'égouttant au bord des toits du château. Avant tout, elle voulait retrouver sa solitude. Si elle devait réellement faire des rencontres, pourquoi cela devait se dérouler ce jour précisément ? C'était comme un infâme coup du sort - et elle haïssait le sort à peu près autant que Noël.

-Tu n'as donc rien à faire ici. Pourquoi tu ne restes pas t'amuser avec tes copains et copines ? Je suis sûre qu'ils préféreraient te savoir au chaud avec eux que toute seule ici avec moi...

Ce qui, dans son esprit, n'était pas dénué de toute réalité.




Check Tu as droit à mon dernier message de l'année Tum-tum

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MessageSujet: Re: Indéfectibles liens du sang   Mar 5 Jan - 13:08:25

Ok, j'étais mal tombée, l'autre était définitivement mal lunée. Si on peut appeler "mal lunée", une personne qui vous répond du tac au tac sur le même ton que vous avez pris.
Bon, je l'avoue, je ne suis pas adepte de tout ce qui est médiation dans les relations sociales, je préfère cogner plutôt que de relativiser ou de me remettre en question. Ou pire encore d'être réfléchie. Réfléchir, j'en prends le temps si vraiment j'en éprouve le besoin ... Et là, Dieu sait que j'en ai pas vraiment envie.
Mais j'ai l'air de m'être réveillée du bon pied ce matin, l'autre a de la chance. Du moins en partie.

Ma tentative d'humour a été étouffée dans l'œuf. Décidément, j'ai l'air d'être tombée avec une déprimée de la life. Merci petit Jésus.


- Je te retourne la question. Mais en demoiselle bien élevée que je suis, je vais t'apporter une réponse. Ce que je fous ici ? Rien. Il était évident, que je n'allais pas me barrer pour ses beaux yeux. D'ailleurs je la détaille de haut en bas.

Aussi grande que moi visiblement. Des cheveux bruns et des yeux caramels qui il fut un temps devaient être pétillants et ouverts sur le monde. Rieurs, peut-être mais plus maintenant en tout cas. C'est fou comme je possède le don d'analyser les gens et que je ne m'en sers que très rarement. Elle, je devrais deviner facilement de quelle maison elle peut provenir.

Il suffit de gratter le vernis présent à la surface. Pas Serpente, sinon ça ferait un bail qu'on se serait frittées ...
Ce serait sensiblement divertissant.

Perdue dans mes pensées à propos de sa personne, j'en fus tirée par elle-même. Hein ? Ce qu'elle m'a sorti a eu pour seul effet de me faire rire. Pas aux larmes, tout de même pas mais un petit rire charmant qu'elle n'a pas dû avoir depuis des siècles. Frustrant.


- C'est un adage qu'il te faudrait appliquer.

Touchant mon pendentif, je la regardais encore. Sur ses joues, des larmes se sont formées. Apparemment, c'est pas la top forme pour la demoiselle. Je suis pas de nature à réconforter des gens. Mais si il y en a qui chialent par ma faute, là je suis en droit de me poser des questions.
Je m'approche de la fenêtre de la tour d'Astronomie, je sens son regard qui me suit mais je n'en fais rien. Le décor est sensiblement glacial, comme l'atmosphère qui se crée peu à peu entre nous. Je soupire.

J'aime vraiment pas Noël.


- Non, justement besoin intense de penser à autre chose. Je m'appuie contre les parois froides du mur et je ferme les yeux, un instant. Un petit moment de détente qu'on a pas le temps de prendre visiblement.

Elle devrait s'y adonner, ça lui réussirait. Je rouvre les yeux lentement avec un petit sourire, décidément c'est son jour aujourd'hui : elle m'intrigue.


- T'as pas de la famille avec qui passer les fêtes ? Je suis curieuse, et alors ?

Je perds rien et si elle me répond avec tout l'inimité dont elle peut faire preuve, je la castagne.

J'ai tout de même des limites.
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Loevi Leroy
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MessageSujet: Re: Indéfectibles liens du sang   Jeu 7 Jan - 17:03:14

C'était un échange de politesse, assénées avec l'aplomb de bon aloi. Loevi avait beau y être habituée, ces discussions tendues faites de sentences à demi-mots lui rappelaient toujours ces joutes verbales qu'elle avait régulièrement avec son cousin, autrefois, du temps où tous deux étaient encore des élèves ordinaires de l'école. Elle laissa la jeune fille parler sans rien trouver à répliquer - son cerveau comme son corps semblaient congelés dans la glace qui blanchissait encore le sol. Aucun doute sur la Maison de cette fille ; il n'y avait guère que les Serpent pour s'attacher de la sorte à répondre aussi vertement que possible.

Cela étant dit, Loevi se savait elle-même assez expérimentée dans ce domaine. C'était vraisemblablement son inconstante discrétion qui l'avait envoyée à Poufsouffle plutôt qu'à Serpentard - elle en était fort reconnaissante à ce trait de caractère qu'elle possédait. Même si cela l'avait irrémédiablement séparée de Mark.

Elle observa la fille sans rien dire, détaillant son visage et les expressions qu'elle voyait s'y refléter. Il y avait d'abord eu l'esquisse d'un sourire, fondu en perplexité, mépris sarcastique... puis rire. Le rire lui allait bien, songea Loevi fort mal à propos. Cela lui égaillait le visage, effaçait les plis sévères qui se glissaient sur ses traits lorsqu'elle gardait son sérieux. Elle s'ébroua intérieurement pour chasser ces pensées et revenir au présent. Après lui avoir signifié qu'elle ferait tout aussi bien d'appliquer son propre conseil, la jeune fille s'était finalement laissée aller à un élan de mélancolie - venait-elle bien de Serpentard ? Loevi se prit à en douter. Les Verts ne se laissent pas aller à montrer leurs émotions, quelles qu'elles soient.

Pas non plus à répondre en toute franchise à une question sensiblement personnelle - ou qui touchait de près ou de loin à sa fierté toute verte.

Surprise, la Poufsouffle riva sur elle des yeux écarquillés. Elle s'était adossée au mur, et avait même fermé les yeux ! Quel Serpentard ferait ça en présence d'un élève d'une autre Maison ? Certainement pas son cousin, en tout cas. Et ce sourire... Non, cette fille devait venir d'ailleurs.


-Non, s'entendit répondre Loevi. Ma famille n'est pas trop portée sur les fêtes. Et puis... personne ne veut me voir, là-bas...

Comme ç'aurait été merveilleux si cela s'était révélé vrai ! Mais le cadeau empoisonné qui alourdissait sa poche et sa conscience lui rappelait que cette certitude était devenue un mensonge. Ils voulaient la voir, là-bas, mais pas pour passer les fêtes avec elle. Non. Pour l'asservir à leur cause, encore, l'asservir aux machinations démesurées d'un homme qui n'avait jamais assez et comptait l'utiliser pour avoir plus, toujours plus.

Elle ne voulait pas.

Mais elle n'avait guère le choix.


-Et toi, ta famille ? s'enquit-elle, presque à sa plus grande surprise.

Tout comme avec Manny Manara, quelques semaines plus tôt, Loevi abaissait sa garde. Ce n'était pas une bonne idée, elle le savait, mais c'était maintenant fait, et le sourire de la nouvelle venue y était pour beaucoup.

D'un autre côté, elle avait réappris avec Manny combien il était agréable de faire des connaissances, de nouer des amitiés, même si, au bout du compte, celles-ci devaient se déliter et disparaître... Ne pouvait-elle donc faire une nouvelle fois cet effort d'apprivoiser ? De se laisser apprivoiser ?

Elle n'avait plus grand chose à perdre... ou peut-être que si, sans en avoir réellement conscience.

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MessageSujet: Re: Indéfectibles liens du sang   Jeu 7 Jan - 19:15:36

Tout compte fait, cette fille, je la supporte. Elle a pas l'air si nunuche comme certaines. Elle tendrait plus de la dépressive chronique que de l'adolescente qui se jette sur le premier garçon qui passe à sa portée.
Pour l'aspect triste et renfermé de sa personne, je lui donne le crédit d'être pratiquement à Serpentard. C'est vrai qu'elle tendrait plus de ma Maison, que de la sienne. Mais je crois, oui je crois l'avoir vue à la table des Blaireaux. Il fut un temps.
Après pour être sûre, faudra que je demande à la principale intéressée. Et jusque là, elle a pas l'air d'être dans son assiette. Quoique je tente de la mettre à l'aise. Je fais pas peur non plus, y'a pire comme Serpents.

Je suis toujours contre la paroi murale et si froide qu'elle en vient à me glacer toute entière. Décidément on est pas gâtées pendant ce Noël si rude. Rude dans tout les sens du terme.

Autant sur le point psychologique que physique. On se retrouve là, à se "confier", du moins à esquisser des embryons de discussion. Après tout, elle n'aura pas mon poing dans la figure car sa réponse, je m'en doutais un peu.
Mon sourire ne décolle pas de mes lèvres. Il n'est pas sarcastique, il est juste ... pensif. Elle a bien de la famille mais personne ne l'attend pour les fêtes ? Serait-ce mensonge qu'elle m'énonce là ? La famille veut toujours voir sa descendance. Sauf si elle se trouve être dans une dont elle n'est point fière et qui lui pèse.
Ou peut-être une famille de timbrés portés sur des trucs assez spaces, que moi-même je n'en supporterais pas la vue.

C'est vous dire à quoi je pense. Mais bon malgré ce masque qui l'étouffe, il y a de grandes cicatrices qui en craquèlent la surface. Je propose la famille pas cool dans tout les rapports avec "elle".


- Elle est si horrible que cela ta famille ? Enfin, je veux dire ... elle est si étouffante que tu ne veux pas y aller ?

Quand je vous l'ai dit que ma Curiosité faisait défaut. En voici un exemple des plus probants. Y'a rien qui me regarde là dedans mais rien ne peut m'empêcher de lui poser la question. A part si on me lance un charmant Silencio, là c'est sûr que je me la fermerais.
Outch, elle en vient à me renvoyer l'ascenseur. La question qu'elle me pose sur ma famille, si on peut appeler ça une famille me fait me raidir un peu.
De famille, je n'ai que ma mère et peut-être quelques liens familiaux par ci par là. Mais j'ai pas vraiment cherché. A vrai dire je m'en fous un peu.


- Ma famille ? A part ma mère. Ça peut paraître un tant soit peu égoïste mais j'avais envie un peu de souffler et de passer les fêtes seule.

C'est vrai quoi. Avec une mère dépressive qui voit mon père partout, y'a de quoi être assez perturbée. Alors oui, c'est égoïste mais elle est seule cette année pour les fêtes. Elle me pardonnera bien.

- Ecoute, j'ai pas pour habitude de parler comme ça sans filets, mais je suis assez contente de ne pas me retrouver "seule". Enfin tu vois.

Mon Dieu, que je pouvais être godiche. Plus cruche là tu meurs. Enfin, elle aura compris, j'espère aussi.
Me voilà à papoter avec une parfaite inconnue.
Mais je vous l'ai dit c'est ma Curiosité qui me dicte ce que je dois faire. Faudrait vite que je me casse avant d'éprouver un quelconque sentiment.
D'Amitié.

Mais ça fait du bien. Du moins en partie.
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MessageSujet: Re: Indéfectibles liens du sang   Sam 16 Jan - 8:28:43

Loevi grimaça à la question. Si terrible, disait-elle ? C'était un euphémisme, c'était ne pas savoir de quelle famille de dingues elle parlait. C'était ne rien savoir du tout. Si terrible ? Cette dynastie était un enfer à elle seule, un enfer qui ferait pâlir le diable des religions moldues qu'elle avait découvert durant son incursion parisienne. Et, malheureusement pour elle, elle en faisait partie intégrante. Pire, après la disparition de son cousin, elle en était devenue l'unique Héritière, celle qui, quoi qu'elle en pense, devrait un jour reprendre le flambeau de cet antre maudit et continuer à le faire prospérer - par tous les moyens possibles, tous et plus encore.

Elle avait tenté d'échapper à ce destin dont elle ne voulait pas. Mais, comme chaque fois qu'elle avait essayé de se soustraire à cette famille, elle avait échoué. Elle n'avait pas le choix.


-Etouffante n'est pas le mot, finit-elle par dire, le regard perdu dans le vague, loin, très loin d'ici. Ou peut-être que si, en fin de compte. Ils... ont prévu ma vie d'alpha à omega, et espèrent bien que je m'y conforme complètement. Ça a toujours été comme ça. Mais j'en ai assez, je veux vivre ma vie, même si...

* Même si tout ce que je fais se révèle futile, * conclut-elle en elle-même. * Même si ça se résume à jeter un caillou sur le lac gelé... *

Elle s'avisa soudain que ses paroles contredisaient parfaitement ce qu'elle avait dit plus tôt. Vrai : pourquoi ne voudraient-ils pas la voir alors qu'ils dirigeaient sa vie à distance ? C'était là ce qui avait constitué le plus gros de leurs rapports familiaux. Ils entendaient lui dire quoi faire, mais pouvaient fort bien se passer de sa vue.

Même à présent qu'elle était devenue l'Héritière officielle, elle était encore considérée par la plupart des survivants comme un résidu détestable de la branche secondaire, la branche des serviteurs. La vieille Martha, pour ne citer qu'elle, ne se faisait toujours pas à l'idée que c'était à Loevi, maintenant, d'être pétrie à l'image d la dynastie. Cette vieille folle la haïssait comme au premier jour.


-Je ne suis qu'un pion entre leurs mains, murmura-t-elle. Rien de plus qu'un pion à manier selon leurs ambitions...

Elle avait au moins compris ça.

Elle tourna la tête vers l'autre fille, comme reprenant conscience de sa présence, lorsque celle-ci évoqua sa mère. Quelque chose la gênait dans ses paroles, et elle savait très bien quoi.


-Juste ta mère ? fit-elle, un peu surprise. Et tu l'as laissée seule pour les fêtes ? Tu n'aurais pas dû...

Bien sûr, elle se mêlait de ce qui ne la regardait pas, mais elle n'avait pu s'en empêcher. Pour elle, la famille, c'était important - parce que la sienne était ce qu'elle était, la Poufsouffle avait appris à sacraliser celle des autres ; ce qu'elle n'avait pas, en somme. Puis autre chose lui vint en tête. Une chose à laquelle elle songeait rarement, tant elle préférait croire que toute autre famille que la sienne était parfaite.

-Tu ne t'entends pas avec elle ? demanda-t-elle dans un chuchotement.

C'était tout à fait possible, après tout. Même si cela brisait ses rêveries.

Elle fut néanmoins ravie - et très surprise - de l'entendre ajouter, à mots à peine couverts, qu'elle était contente de se trouver là, avec elle. C'était une chose qu'elle n'avait plus espéré entendre ; une affirmation que Manny avait ouvertement sous-entendue, mais qu'elle avait pris pour un instant de curiosité, même au point où ils en étaient arrivés. Elle, elle ne demandait rien - rien qu'une présence, rien qu'un peu de chaleur.

Et, parce que Loevi avait accepté de s'ouvrir à elle, elle lui avait apporté tout ce qu'elle demandait. Etait-ce possible ?


-Moi... aussi, bredouilla-t-elle, hésitante. Moi aussi, je...

Elle hocha la tête, et parvint à se donner assez de courage et de volonté pour finir d'une traite :

-Je suis contente que tu sois là.

C'était certain, Loevi avait bien moins de complexe que la brune à dire ce qu'elle avait en tête. Il lui semblait important de dire les choses telles qu'elles étaient, quitte à s'en mordre les doigts ensuite. Elle avait trop souffert de non-dits, en son temps.

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Kathalyn Spencer
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MessageSujet: Re: Indéfectibles liens du sang   Mer 20 Jan - 18:19:32

Ok. On choisit ses amis mais pas sa famille apparemment. Mouaif, c'est prouvé. Pour ma part, je suis pas si mal tombée, à part que ma mère a pété sa case en sachant que mon père s'est barré. D'ailleurs peut-être qu'il passe les fêtes de Noël avec sa famille ?
Ah bah fallait qu'il choisisse, il n'avait pas l'intention d'assumer les deux. Enfin, j'en suis à me poser pas mal de questions tout de même. Je ne suis pas insensible à la tragédie familiale dont j'en suis le principal moteur voire instigateur ... Mais moi j'ai rien fait, je suis juste venue au monde, sauf que mon père a pas vraiment apprécié ma différence.
Enfin, il y a l'air d'y avoir pire comme famille. Comme la sienne.

Mais n'empêche, c'est déprimant.

Ça me scie encore plus quand elle me sort sa litanie sur le traitement qu'elle subit dans sa propre famille.
Alors, je penche pour la pestiférée de la famille qui tient le secret en son sein et qui doit tout faire et être sous la poigne de fer de ses pairs.
Bwarf, je lui dirais de quitter le cocon familial et de voler de ses propres ailes, mais ça ça fait vraiment trop cliché.

Débile en somme quoi.


- Donc, t'es venue au monde, on t'a imposé des trucs. Et t'as eu aucun choix dans ta vie ? T'ain en effet c'est pas vraiment la joie ce que tu viens de me dire.

C'est pas vraiment la joie, c'est un euphémisme en fait. Mais alors pourquoi, ils ne voulaient pas la voir pour les fêtes alors que justement ils imposaient qu'elle soit là. C'est vraiment paradoxal ma foi. Mais je n'ai pas à emmettre de jugement de valeur, enfin je vais essayer serait plus crédible. Et réaliste aussi ...

- Un pion ? Tu trouves pas que t'y vas un peu fort sur les mots ? Oui peut-être que c'est vrai aussi. Enfin, je suis pas non plus avec toi 24h sur 24h quand tu rentres dans tes pénates.

Ah oui ma mère. Sujet complexe et troublant. J'aime pas l'évoquer surtout avec des gens que je ne connais pas spécialement. M'enfin, on fait avec.
Ma mère, que dire à son sujet ? Les prémices, je ne vais pas rentrer dans les détails alarmants. Juste ce qu'il y a savoir.
Que je l'aime tout de même mais que par moments, y'a besoin de se sentir seule. C'est humain après tout non ?

J'en suis convaincue. Oui.


- Si je m'entends très bien avec. Juste que des fois, c'est pas la joie à la maison. Et part nature j'ai un besoin intense de m'isoler. Elle est devenue dépressive depuis que mon père s'est tiré. Et pour répondre à une future question qui concernerait mon père, je ne sais pas du tout où il s'est tiré.

Ouais, voilà j'avais dit l'essentiel et ça en restait là. Mais comme je me le suis répété intérieurement, ça fait du bien de pas rester seule à ressasser ses idées noires comme une âme en peine en proie à un désespoir affligeant. Et encore je pourrais encore plus tomber dans le "pathos".
Non c'était vraiment cool qu'elle soit là, avec moi. C'était sympa ma foi.


- Ça m'intrigue ta famille et la considération qu'elle te porte, tu pourrais m'en dire plus ?

Bah ouais quoi, c'est une vision assez fataliste en fait qu'elle me donne et moi j'y crois pas trop.
Alors j'attends ses propres arguments tant qu'à faire.
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MessageSujet: Re: Indéfectibles liens du sang   Dim 31 Jan - 13:48:41

Pas la joie... Loevi hocha la tête, peu encline à signaler qu'il s'agissait là d'un euphémisme qu'elle-même n'aurait jamais employé pour définir sa vie. Elle avait déjà suffisamment sombré dans le dramatisme pour ne pas en rajouter. Mais la phrase se répéta en échos dans son esprit. Pas la joie... si ce n'était que ça. Elle se contenta de hocher une nouvelle fois la tête alors que la jeune fille poursuivait. Elle se doutait qu'une telle situation était difficile à croire, pour quelqu'un qui n'avait jamais vécu quelque chose d'approchant. Avec les années, elle avait appris à quel point son existence était différente de celle des autres.

Bien sûr, elle avait aussi appris que chacun avait ses propres soucis. Mais jamais rien de comparable à ce qu'elle connaissait, pour autant qu'elle le sache. Parce que personne ne parvenait à comprendre l'étendue de cette vie qu'on lui demandait de subir.

Pour autant, les difficultés qui étaient les leurs apportaient avec elles leur propre lot de douleurs, et l'inconnue se chargea de le lui rappeler ; directe en parole, muette en émotions. Ce qu'elle décrivait, avec une telle indifférence que Loevi peinait à la croire, c'était une famille brisée, dépourvue de toute cohésion. Aussi malsaine soit-elle, même la dynastie BloodDust conservait une certaine unité entre ses membres, constituée essentiellement d'ambition et de soif de pouvoir, d'argent. Celle de cette fille s'était dissolue, emportée aux quatre vents.

Pourquoi ?


-Pourquoi ton père est-il parti ? demanda la Poufsouffle.

Pour elle, c'était en quelque sorte inconcevable. Mais, pour être tout à fait honnête, à force de côtoyer d'autres adolescents, d'autres personnes, ici ou ailleurs, elle en était venue à ne plus bien cerner ce qui était, à ses yeux, plausible ou ne l'était pas.


-Tu n'as jamais essayé de le retrouver ? Je ne sais pas, au moins pour lui dire ce que tu penses...

Avait-elle elle-même jamais eu ce courage ? Se dresser face à son père, face à la vieille Martha, à tous les autres, pour leur dire ce qu'elle pensait réellement de toutes leurs manigances, de leurs ambitions ridicules et de tout le reste. L'avait-elle jamais osé ? Au lieu de cela, au lieu d'affronter ses démons, n'avait-elle pas plutôt cherché à les fuir, échouant lamentablement dans son entreprise ? Au creux de sa main, dans sa poche, l'objet parut s'échauffer légèrement. Illusion qui semblait l'appeler à revenir, à rentrer au bercail.

* Merlin... Jamais. *

Parler de sa famille ? En décrire toute l'horreur ? En quoi pouvait-elle intriguer quiconque ? Si la vérité se savait, personne n'oserait plus l'approcher - or elle conservait une part de son prestige d'autrefois, né d'elle ne savait où. Qu'en dire ?

Elle soupira. Les mots lui vinrent presque malgré elle, émergeant du fond de sa sombre rêverie.


-Mon avenir avait déjà été décidé avant même que je naisse, dit-elle lentement. Ça n'a rien à voir avec une quelconque prophétie c'est juste... que ma famille avait déjà tout écrit pour moi. Je n'ai pu que m'y conformer.

Certes, elle avait atterri au beau milieu des Poufsouffle au lieu des tans convoités Serpentard, ce qui lui avait valu une haine féroce et inépuisable de la part de son cousin, et un plus grand mépris encore venant du reste de sa famille. Certes, en signe de rébellion, elle avait tenté de suivre des cours qui, elle le savait, lui seraient inutiles dans la vie que ses parents lui réservaient après la fin de ses études. Elle s'était débattue en vain dans leur indéchirable filet, et y avait fini étouffée en croyant s'en échapper.

-C'est mon cousin Mark qui avait tous les honneurs, poursuivit-elle. Il était traité comme un roi, et moi comme... sa servante, je crois bien. Il était l'Héritier, celui qui prendrait la tête de la famille après la mort de la vieille. Mais il... il a disparu avant elle, et je suis devenue l'Héritière. Sauf que moi, personne ne me traite comme une reine. Je reste la nuisance indésirable dont tout le monde se serait bien passé... Mais au final, je suis toujours leur jouet.

Qu'était devenu Mark ? Elle l'avait cru mort, son père lui-même l'avait officiellement déclaré, mais qu'en était-il réellement ? Elle croyait souvent ressentir encore sa présence au fond d'elle-même, mais chaque fois qu'elle se retournait, il n'était pas là. Il lui manquait tellement qu'elle s'imaginait le voir dans chaque couloir de l'école, prêt à lui servir son lot de vacheries cruelles. Oh oui, il avait toujours été dur, implacable, alors pourquoi l'aimait-elle ? Pourquoi ne pouvait-elle se convaincre que ce qu'elle avait vu de lui à Poudlard était sa vraie personnalité, et non ce qu'il était lorsqu'ils jouaient ensemble dans le parc du manoir, enfants ?

Elle soupira, et serra l'objet un peu plus fort dans sa main, presque à se blesser.

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MessageSujet: Re: Indéfectibles liens du sang   Dim 31 Jan - 16:32:12

Devoir déblatérer sur ma famille partie en lambeaux plutôt que d'aller en cours, c'est franchement "instructif".
Personnellement, j'aime savoir des choses sur les autres mais quand il faut que je passe aux aveux : ouïlle, ouïlle et encore ouïlle. C'est humain de ne pas parler de soi et de préférer que les autres se confessent non ?
Pour ma part j'agis comme cela, je pose les questions, j'ai mes réponses et quand vient mon tour, j'élude les questions ou encore je me barre en prétextant LE rendez-vous important celui que si je le loupe, je suis cloîtrée chez moi à vie.
Ok, cette fille je lui ai dit que j'aimais bien qu'elle soit là. Donc par corolaire je vais pas me barrer en plein milieu de la conversation. Si ?

Je suis quand même éduquée, faut pas croire.

Elle en redemande sur le paternel, pourquoi il est parti ? Qu'est-ce que j'en sais ? Qu'il était dégoûté de savoir que j'étais une Sorcière, moi la chair de sa chair ? Il aurait même soupçonné ma mère d'avoir eu une aventure avec ce qu'il appelle un "Daemon". Un démon pour être plus précise.
Assumer ce qui n'est pas divin, ça lui a plu moyen. Car il me considérait comme l'enfant de Satan et j'en passe ... Oui, mon père Moldu de son état, était très ou trop croyant ce qui m'a valu quelques ennuis dans ma prime jeunesse. Petite, il m'empêchait de jouer avec les autres, et les informait même que j'étais spéciale et que j'avais quelques "tics" qu'il ne fallait pourtant pas prendre en compte mais qui par définition, m'empêchait toute approche d'avec de potentiels compagnons de jeu.
En y réfléchissant c'était lui qui me brimait niveau Amitié, mais bon j'ai toujours aimé être seule.

Mais mon père a contribué à cette solitude visiblement.


- Mon père s'est cassé car il y croyait que j'étais le rejeton du Malin. Enfin c'est la version officieuse pour ce qui est de l'officielle certifiée et véritable, je n'en ai aucune idée.

Il a pris la poudre d'escampette car il m'aimait pas, c'est ça l'officielle. Un point c'est tout. Penser à le retrouver ? Je l'ai pensé il fut un temps, mais je n'ai pas envie de me démener pour un mec qui n'en a rien à cirer de ma Vie.
Ce type si je le retrouve, c'est juste pour lui ficher une balle entre les deux yeux et lui dire que moi j'en ai souffert de cette absence paternelle, que ma mère aussi, et que lui en définitive c'est un énorme crevard égoïste. Oui, j'en ai pleuré étant petite de ce père absent mais idiote comme je l'étais, j'espérais qu'il passe le seuil de notre porte avec un sourire et un câlin rien que pour sa fille.
Mais ce jour-là il n'est jamais venu et pour sûr il ne viendra jamais.

Alors le retrouver pour lui dire le fond de ma pensée : rien à foutre. Qu'il crève seul et abandonné. C'est le cadet de mes soucis.

Je suis rancunière et je ne pardonne jamais ou pas facilement en tout cas. Mon père en a fait les frais et ma mère qui se berce encore d'illusions, ça me débecte encore plus.


- Le retrouver pour lui dire le fond de ma pensée ? Je lui foutrais mon poing dans la gueule si je l'avais en face en moi. Mais honnêtement, il y a quelques années j'ai remué ciel et terre pour le retrouver ... Mais en y réfléchissant bien, à quoi bon revoir un type qui nie tout de votre existence ? J'ai abandonné, c'est tout.

C'était à elle de m'énoncer l'horreur de son ascendance familiale, outch, si ça ne tenait qu'à moi elle ferait séjour annuel dans mon antre, tant sa famille a pas l'air bien sous tout rapports. Un Avenir déjà tracé avant même qu'elle ne naisse ? T'ain, je lui aurais foutu un joli coup de pied dans l'arrière-chaudron au patriarche qui a tout décidé moi.
Elle est folle de se faire ronger par sa famille, je comprends qu'il la tienne dans leurs filets et qu'elle ne peut s'en extirper. Mais prendre en main sa Vie, ça veut bien dire quelque chose non ?
C'est pas une froussarde quand même ? Si ! C'est une lâche.


- Je vais être franche avec toi, accepter ceci sans te rebeller c'est de la lâcheté. Moi j'ai essayé de retrouver mon père mais au final ça a merdé, mais toi tu peux essayer de te dresser contre ce cercle vicieux. Tu peux briser les chaînes qui te lient à cette famille tortionnaire non ? Tu peux vivre en somme et ne pas te laisser mourir comme tu es en train de me le montrer maintenant. Impose toi, ne laisse pas cette Dynastie te bouffer toute entière, même si par malheur elle t'a déjà bien entamée ...

Elle me relate sa misérable Vie avec Mark, ce prénom ne m'est pas inconnu car si on parle du même il fut de ma Maison et je l'ai croisé il n'y a pas longtemps de cela. Alors comme ça il était l'Héritier de cette famille de frapadingues ? M'étonne pas, il était un peu fêlé lui aussi. Ça répond à pas mal d'interrogations que je me faisais à son encontre tiens ...

- Resnald ? Mark Resnald ? Je le connais mais je ne savais pas qu'il avait un lourd fardeau sur ses épaules et que du coup c'est toi qui en fait les frais. Ça me fait penser que si tu veux lui en toucher deux mots, il traîne dans les parages, enfin je l'ai vu la semaine dernière en tout cas.
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MessageSujet: Re: Indéfectibles liens du sang   Mer 3 Fév - 14:22:16

Lorsqu'elle avait posé la question concernant son père, Loevi s'était bien attendue à quelque réponse désagréable. Mais il y avait définitivement un fossé entre ce qu'on s'imaginait entendre et ce qu'on entendait vraiment. Elle se crispa sur la rambarde à la réponse désabusée de la jeune fille, regrettant soudain d'avoir remué le couteau dans la plaie. Elle avait beau ne rien montrer ostensiblement de son désarroi, ses mots parlaient pour elle. Sans détour.

Elle avait bien cherché à le retrouver, espérant peut-être par là y gagner plus que l'icône absente d'une figure paternelle. Puis s'était arrêtée avant de toucher au but, convaincue que cet être qui la méprisait et la craignait, qui l'avait fuie, en un mot, pour ce qu'elle représentait, ne valait pas la peine qu'on s'y attache. Elle le haïssait, en somme, et Loevi parvenait à la comprendre. Un peu. Entre un père qui tente de régir votre vie dans tous ses aspects et un qui ne veut plus entendre parler de vous, lequel est le plus haïssable ? Elle avait le sentiment que c'était un peu deux opposés, deux extrêmes.

Elle aurait pourtant bien échangé, si cela lui permettait d'y gagner une mère, toute dépressive soit-elle. Et un peu de paix.

Une larme se forma au coin de ses yeux alors que l'autre jeune fille lui faisait un sermon engagé, qualifiant de lâcheté son comportement. Qu'en savait-elle ? Elle s'était démenée comme une diablesse dans le fol espoir de parvenir à se détacher de cette famille. Et cette fille... que savait-elle des difficultés qu'elle avait traversées, que savait-elle des douleurs qu'avaient engendrées ses vaines tentatives de rébellions ? Comment pouvait-elle parler si légèrement d'une chose qu'elle ignorait ? Loevi avait fait tout son possible, pour finir plus étouffée que jamais dans ce Filet du Diable.

Oui, la dynastie BloodDust était un infâme Filet du Diable.

Elle avait mal rien que d'y penser. Rien que de revoir dans son esprit tout ce qu'elle avait vécu depuis son entrée à Poudlard. Le secret inavouable de sa naissance, le rejet de son cousin, les représailles en réponse aux conséquences d'une crise d'adolescence étouffée dans l'œuf... Elle avait si mal...


-J'ai fait ce que j'ai pu, murmura-t-elle en essuyant ses joues. J'ai essayé de faire l'inverse de ce qu'ils voulaient. J'ai bravé les interdits, mais seule l'école s'en souciait vraiment. J'ai pris un cursus qu'ils me déconseillaient ; ils en ont ri. Je suis partie, je me suis enfuie loin d'eux, et j'ai foiré ma vie. Que veux-tu que je fasse de plus ?

Qu'y avait-il faire de plus ? Elle ne faisait pas le poids face à cette ancienne famille de Sang Pur, face à leur renommée et leur puissance ; elle avait beau n'être qu'une ombre d'elle-même, elle conservait une influence non négligeable. Partout où elle se rendait, tout le monde connaissait ce nom. Et, tôt ou tard, d'une façon ou d'une autre, quelqu'un finissait forcément par l'associer à elle. Quand ce n'était pas la dynastie elle-même qui lui tombait dessus.

Elle pouvait toujours se débattre, elle était leur prisonnière, à vie.

Elle soupira, tâchant de ne pas se laisser aller à des pleurs. Ce serait une victoire trop facile pour les siens. Une ultime rébellion sans effet qui n'avait pour seul résultat que de la faire souffrir inutilement. Ne valait-il mieux pas céder et se laisser porter par le courant ? Comme tout était facile, à cette époque !

Loevi faillit rire jaune quand la brune évoqua le fait que Mark avait eu un fardeau sur ses épaules - quand avait-il considéré son ascendance et son héritage comme une fardeau ? Il ne cherchait qu'à s'en vanter, au contraire, trop content d'appartenir à une famille au Sang Pur dont tout le monde avait entendu parler. Quelle renommée, quelle gloire ! Il en voulait plus, toujours plus, il voulait étendre sa fabuleux pouvoir au-delà des frontières familiales, jusqu'à tout Serpentard, peut-être jusqu'à l'école entière.

Mais le faux rire se bloqua net dans sa gorge.

Il y eu comme la dévastation brusque d'un ouragan menaçant de lui faire perdre pied. Elle se tourna vers la fille et lui saisit le col, la plaquant contre le mur avec plus de violence qu'elle n'y avait songé. Elle ne pensait plus, en vérité. Ne comprenait pas plus ce qu'elle venait d'entendre.

Mark, en vie ? Mark, tout près d'elle ? Et elle l'ignorait ?


-Quand ? Où ? demanda-t-elle, la voix blanche. Dis-moi, dis-moi où il est ! Où est Mark !

Elle avait perdu tout contrôle sur elle-même, cédant à une vague déferlante d'émotions indéfinissables - surprise, colère, haine... ? L'objet avait suivi sa main hors de la poche et avait chuté sur la pierre froide dans un cliquetis qui résonna longtemps au sommet de la tour, mais elle n'y prit pas garde. Il tournoya un instant sur le sol, avant de s'immobiliser à ses pieds, entre elle et l'autre fille.

C'était un magnifique poignard d'argent.

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MessageSujet: Re: Indéfectibles liens du sang   Sam 20 Fév - 12:25:35

Mark Resnald.

Je le connais, enfin pas intimement non plus mais je le connais. Je l'ai toujours trouvé assez sombre et d'un caractère assez froid et distant mais plutôt fidèle en Amitié.
Je me rappelle aussi qu'il m'avait proposé de sortir à Pré-au-lard une fois. J'avais refusé mais il avait insisté, alors par principe j'avais cédé. Il y avait une chose qui me déstabilisait chez lui, un sentiment qui ne me mettait point à l'aise en sa compagnie ...
Son regard, ses iris dorés qui vous fixent intensément sans pour autant vous lâcher mais qui reflètent une Tristesse sans nom. Alors sa famille c'était ça ?

Une famille de toqués du chaudron si je la crois.

Mark pouvait peut-être en assumer l'importance mais pas elle visiblement. Soit disant elle se serait déjà battue contre Elle, mais rien n'y fait la Dynastie l'aurait avalée toute entière.
Alors quoi ? Si Mark revient, elle pourrait faire front ? Non honnêtement on tombe dans l'Idiotie là.
Elle va pas crever si l'autre Serpent ne revient pas ? Si ? Apparemment oui.
La violence avec laquelle elle me plaque contre le mur glacé me réveille soudainement, je déteste qu'on s'en prenne à moi. Surtout comme ça ...

Un bruit attire mon regard, dans son étreinte sauvage elle aurait laissé tomber quelque chose de précieux.
Un poignard ? En argent ? Oh ça vaut son pesant de fric ça !
C'est peut-être ça la Malédiction familiale après tout.


- Oh ! C'est pas en hurlant comme ça que Mark rappliquera ventre à terre ! Lui dis-je en me défaisant de sa poigne de fer.

Quelle toquée ma parole ! C'est vraiment une drôle de famille mais je vais répondre à son injonction concernant Resnald. Avant toute chose, je vais tenter de me rappeler de tout ce qui s'est passé quand je l'ai croisé.
Le Serpent en question ne paraissait pas trop malingre mais plutôt en assez bonne santé, enfin d'après ce qu'il en montrait extérieurement. Toujours des gants de cuir noir, je n'ai jamais su pourquoi il en avait d'ailleurs et une longue redingote noire.
Pas mal de donzelles se retournaient sur son passage mais lui avait un but bien précis. Quand il m'a reconnue, il s'est précipité vers moi d'ailleurs mais pour ce qu'il m'a dit, là ça coince.


- Resnald se porte comme un charme, d'après ce que j'ai vu. Mais par contre il m'a dit un truc dont je ne me rappelle pas. Désolée.

Un effort allez. Les profs disent que j'ai une mémoire d'éléphant pourtant. Ce qu'il m'a dit devait pas être important pour que ce soit sorti de mon cerveau aussi rapidement.
Rien à faire, j'ai beau me creuser les méninges, rien n'y fait, trou noir.


- Ça me reviendra si tu me brusques plus. Enfin j'espère. Tiens, c'est à toi ce splendide poignard ?
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MessageSujet: Re: Indéfectibles liens du sang   Mer 10 Mar - 19:16:33

La jeune fille se dégagea des mains de Loevi, qui recula de quelques pas, tremblant de tous ses membres. Que... Que venait-elle de faire ? L'avait-elle vraiment agressée ? Ce n'était pas du tout elle, cette réaction. Pas du tout. Elle n'était pas violente, ni impulsive. Pas au point de presque étrangler quelqu'un. Pas au point de perdre le contrôle d'elle-même. C'était pourtant ce qui venait de se produire.

Etait-elle à ce point bouleversée par l'existence même de Mark, sa disparition et les mensonges récurrents d'une famille qui l'avait renié ? Elle l'avait cru mort, sans jamais parvenir à l'accepter, et, à cette annonce badine, elle avait perdu pied. Se détacherait-elle jamais de ce passé qui la blessait ? Non. Probablement pas plus que de cette famille qui détruisait sa vie à petits et grands feux. Elle n'était que ce qu'ils avaient fait d'elle.

Apprendre que son cousin était bel et bien vivant et, visiblement, en bonne santé lui nouait l'estomac. Elle se sentait à la fois libérée et oppressée, comme si le soulagement le disputait à la plus profonde incertitude. Un état instable entre deux extrêmes né de la brusquerie de la nouvelle. Elle n'y avait pas été préparée. Il y avait trop d'implications. Elle s'était tellement répété que tout était fini...

Elle avait besoin de le voir. Et elle le redoutait en même temps.

L'autre évoqua quelque chose que Mark aurait dit ; sans pouvoir lui en transmettre les paroles. Un sentiment d'urgence et de frustration envahit de nouveau la Poufsouffle. Pendue aux lèvres de la jeune fille, elle attendait en vain que celle-ci se souvienne. Peu importe ce qu'il avait dit, peu importe que ce soit important ou non. Pour elle, c'était vital. Comme une preuve qu'il était en vie, quelque part. Ne pouvait-elle dire où ? Où elle l'avait rencontré ? Loevi devait savoir. Se précipiterait-elle dans ce lieu à l'instant, s'il était en son pouvoir de s'y rendre sur le champ ? Oui. Sans doute.

Mais l'autre n'en disait rien.


-Tiens, c'est à toi ce splendide poignard ?

Le poignard ? Loevi tourna la tête et découvrit la lame d'argent posée sur le sol de pierre. Non ! Elle se jeta sur l'arme, la dissimulant derrière son corps, avant de tendre une main mal assurée vers elle. Elle la saisit délicatement entre ses doigts et la ramena contre son torse. Non...

-Oublie ça... murmura-t-elle, frémissante, incertaine. Oublie que tu l'as vu...

Le poignard serré contre son cœur, à moitié caché derrière ses deux bras refermés sur elle, Loevi regarda de nouveau l'élève. On pouvait deviner du poignard quelques fragments de sa lame brillante, et le pommeau arrondi artistement travaillé, orné du blason bien connu des Jerveza, importante famille sorcière de Russie. Sur le visage de Loevi s'affichait une infinie tristesse ; mais du moins était-elle de nouveau calme.

-Dis-moi simplement où tu as vu Mark, demanda-t-elle d'un ton grave et ferme, presque inquiétant dans la fausse indifférence qui couvrait une tornade de sentiments contraires. Ensuite, je sortirai de cette tour. Tu as déjà trop interagi avec nous. Je veux que tu sortes de ma vie, et que tu oublies tout ce qui a un rapport avec moi, Mark, ou n'importe quel autre membre de ma famille. Ça vaut mieux pour tout le monde.

Ça n'avait rien d'une menace, mais elle était parfaitement sérieuse. Elle ne savait pas ce qui pouvait arriver à quelqu'un qui s'approcherait de trop près de la dynastie, parce qu'elle avait toujours évité cette situation. Elle avait plusieurs fois failli céder à la tentation, mais avait toujours tenu bon ; et cela ne changerait pas aujourd'hui. Elle s'était préparée depuis longtemps à la sotitude que cela impliquait.

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