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Jeu de rôle basé sur les règles inventées par J.K. Rowling dans l'univers de Harry Potter.


 
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 [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard

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Casey Call
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MessageSujet: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Dim 2 Aoû - 2:03:28

Alors que je marchais nonchalamment dans une rue de Londres, non loin de l’entrée qui menait au Chaudron Baveur, mon regard fut à nouveau attiré par ce café moldu. Il offrait une terrasse qui s’étalait sur plusieurs mètres. J’avais dû passer devant celui-ci une bonne cinquantaine de fois, mais toujours d'un pas pressé.

Je ne sais pas véritablement pourquoi je décidai de m'y arrêter aujourd’hui.

Peut-être parce que je m’étais éloigné de l’Angleterre pendant plusieurs jours, pour affaire, et que je venais juste d’y revenir. Je voulais prendre un peu de temps pour moi, même si j’étais loin d’être ce genre de personnes, acharnées au travail, au point de ne faire que ça.

Il fallait dire que mes petites affaires tournaient à plein régime en ce moment. Je n’avais pas quitté Poudlard depuis deux mois que mon coffre fort chez Gringotts devenait de plus en plus rempli. Je n’avais vraiment pas à me plaindre de ma situation actuelle, bien que contestable. La magie noire attirait toujours beaucoup d’acheteurs, ce qui me convenait parfaitement.

Néanmoins, sans vouloir faire enfler mes chevilles plus qu’elles ne l’étaient déjà, je devais avouer que ce travail n’était pas des plus évidents.

Si j’étais parti de l’Angleterre ces derniers jours, c’était pour l’Albanie et plus particulièrement pour Helziba Krakanbulle et son pendentif. Je n’avais pas compris ce qu’il avait de réellement particulier, mais, lorsque Barjow m’eût dit qu’il était prêt à en offrir deux mille galions, cinq cents de plus s’il était accompagné de sa chaîne, je ne me fis pas prier.

Mais aujourd’hui c’était différent. Barjow pouvait attendre.

Je voulais éviter encore un peu les quartiers magiques. Le soleil irradiait cette rue sans retenu et je me convainquis à prendre place sur cette terrasse moldue.

Je m’asseyais à une table ornée d’un vaste parasol et, comme un quelconque moldu, je déposais sur la table le London Daily que j’avais acheté à quelques pas de chez moi.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Jeu 13 Aoû - 20:02:24

"T'aurais quelques livres contre des gallions?"

Une voix venue de nulle part.
Enfin, de nulle part... De ses cordes vocales, hein?
Mais Mélusine se plaisait à croire qu'elle avait surpris Call en pleine lecture intellectuelle.

On récapépète.
Un peu plus tôt, forte de sa dernière acquisition qui gambadait joyeusement à ses côtés, Mélusine retrouvait le fouillamini moldu après une brève excursion sur le Chemin de Traverse. Elle n'était pas exactement de ces gagas complètement amoureux de ceux qui n'étaient pas sorciers mais ils avaient quelques trucs amusants et elle prenait toujours plaisir à déambuler au milieu des étrangetés. Elle adorait les bus rouges à double-étage, s'amusait des cabines téléphoniques et s'inclinait devant les boîtes aux lettres. Sans compter tout ce que les échoppes et boutiques à souvenir diverses proposaient de gadgets et autres objets inutiles.
Avec plein de temps libre à l'horizon, il y avait bien de quoi s'offrir une petite pause après avoir failli prendre ses jambes à son cou devant la Théorie insubstancielle de la Métamorphose avancée.


'Erk.'

Mezereum sur les talons (Mezereum, c'était une petite chèvre obsidienne, des cornes aux sabots, bêlant et cabriolant à qui meut mieux), la jeune femme se hasardait devant les vitrines, le nez collé contre la vitre à la recherche de la huitième merveille du monde. Le temps qu'elle ne passait pas la bouche entrouverte d'admiration ou de surprise, elle le passait à galoper à la vitrine suivante, soliloquant face aux bêlements de sa chèvre, ou bavant devant telle ou telle sucrerie.

Rien de très mature ni quoi que ce soit. Mais après tout, nous étions en vacances et ses neurones avaient posé leur congé. Point barre, pas d'autre explication.

Mélusine arpentait donc les rues, solliquant, bavant et admirant, décrivant un cercle inconscient autour du Chaudron Baveur. Le Chemin de Traverse comme nord à sa boussole, en quelque sorte.

Et là, là! Dans une petite boutique obscure qui exposait quelques antiquités rongées aux mites, le miracle! La huit... neuvième merveille du monde! Juste sous ses yeux, ignorée des badauds inattentifs. Le trésor des trésors! Le...
Bref, pas de temps à perdre, il lui fallait cette... choses.
D'un pas conquérant qui faisaient tressauter ses boucles rousses, Mélusine s'avança vers la porte d'entrée. Eut tout juste le temps de faire tinter le carillon rouillé avant de prendre conscience que... Fit demi-tour, penaude.
Un marchand moldu valait bien un marchand sorcier. Peu de chance que celui-là acceptât de la laisser s'emparer de la merveille sans demander quelque chose en retour.


'La bouse soit des marchands!'

C'était dit.
Ses poches n'abritaient que quelques gallions, mornilles et autres noises.


'La bouse soit des moldus.'

Sa merveille allait lui passer sous le nez.
Mezereum bêlait mais elle n'y prêtait plus attention, maintenant. Sa bonne humeur avait passablement fondu.
Traînant des pieds, Mélusine erra un peu plus, ruminant comme elle savait si bien le faire. Elle nota à peine la terrasse de ce café moldu jusqu'à ce que, quelques pas plus tard, elle s'arrête. Un visage connu. Quelques seconde supplémentaires pour le reconnaître et..


'Oh non, pas lui! '

Retrouvant d'emblée sa foulée athlétique, la Rouge fila au petit trot.
Nouvelle pause.
Un visage connu qui, bien que plutôt détesté, avait le mérite d'être sorcier. Une balance imaginaire. Un peu de mauvaise rencontre d'un côté, contre un peu de bonheur de l'autre. Partir et dire adieu à sa merveille. Ou mettre toutes les chances de son côté et lâcher trois mots.
Pas le temps de trancher qu'elle avait fait demi-tour.
La Terrasse. Call. Aller à l'essentiel.


"T'aurais quelques livres contre des gallions?"

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"En vérité, nous ne nous battons ni pour la gloire, ni pour les richesses, ni pour les honneurs mais pour la liberté... pour elle seule; car aucun honnête homme ne peut y renoncer, si ce n'est en lui donnant sa vie."

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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Ven 14 Aoû - 12:46:34

Et dire que je voulais être tranquille. Sur une terrasse. Moldue. Où il était fort peu probable pour que je puisse rencontrer un visage connu. Je n’aurais pas pu manquer celui de Mélusine. A vrai dire, très peu furent ceux qui ne se rendirent pas compte de la présence de la jeune fille dans les parages. Dès qu’elle avait passé le premier coin de rue, à quelques dizaines de mètres de nous, son animal avait fait se soulever toutes les têtes plongées dans des quotidiens ou des cafés pour se demander comment quelqu’un pouvait se promener avec une chèvre dans Londres, si tant est que cette personne soit saine d’esprit.

J’avais moi aussi levé le nez de mon journal lorsque ma lecture avait été interrompue par les bêlements de la chose. J’avais reconnu la jeune fille de Gryffondor pour l’avoir rencontrée une fois dans la forêt interdite. Les Serpentards s’amusaient à l’appeler Miss Anarchie pour toutes les situations dans lesquelles elle avait été impliquée à Poudlard et au dehors.

Je me replongeai dans mon journal rapidement, histoire de ne pas porter trop d’intérêt à la situation. Loin de moi était l’idée qu’elle puisse venir vers moi. Pourtant, c’est ce qu’elle fit. Je ne me donnai pas la peine de quitter ma lecture pour lui adresser un quelconque regard et je ne me préoccupai pas de tous les yeux braqués sur nous.

- McEwan, Bonjour. lui disai-je nonchalamment, mon regard passant d’un article à un autre.

Je laissai volontairement un long silence planer entre-nous, histoire de rendre mon dernier mot plus percutant.

- Regarde, il y a un article ici qui dit que 85% des jeunes ne connaissent plus les règles essentielles de la politesse. Hallucinant non ? ajoutai-je de ma voix la plus neutre.

Les yeux toujours rivés sur le London Daily, je passai ma main dans la poche de mon pantalon pour en sortir un billet de 50 livres que je posai sur la table.

- 15 Gallions s’il te plait. demandai-je en insistant volontairement sur le "s'il te plait".

J’étais habitué à faire ce genre de conversions, car je fréquentais toujours autant qu’auparavant le monde des moldus. Gallions - Livres, Livres - Euros, Euros - Gallions étaient devenus quelque chose de presque mécanique. Au passage, je ne me privai pas d’y inclure l'habituelle petite commission de mes transactions.

Je pliai mon journal et je bu ensuite une gorgée du café que j’avais commandé.

- Bonjour ma belle. lançai-je à la petite chèvre que je me mis à regarder. Je passai rapidement une main sur le sommet de sa tête.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Ven 14 Aoû - 18:05:07

Quinze gallions? Tout ça? Mais c'était une petite fortune.... Le prix d'une baguette magique, si elle y réfléchissait bien.
Mélusine songea un instant à râler, voire à marchander. A tous les coups, elle ne ferait que se rendre ridicule. Et se rendre ridicule devant un Vert, c'était en bonne place dans son top 10 des choses à ne pas faire.
Et puis,... Et puis, un rêve, ça n'avait pas de prix. C'était à la fois plus et moins que tous les gallions du monde. Impalpable et richissime.

Conclusion: sa main fouilla brièvement son sac en bandoulière, à la recherche de pièces sonnantes et trébuchantes. Pourvu qu'elle ait la somme, au moins. Sinon, c'était retour à la case "se rendre ridicule en une leçon".
Douze, quatorze, quinze.
Le plus discrètement possible compte tenu de ses propres capacités, Mélusine transvasa sa monnaie dans son autre main. On était en territoire moldu, que diable! Un peu de dissimulation était de mise. Puis, elle attrapa le billet de 50 livres avant de déposer ses propres gallions à la place désertée par l'argent moldu.


"Merci."

Au temps pour la politesse.
Bon, il ne serait pas dit que Mélusine cherchait le contact. La transaction était achevée, il ne lui restait plus qu'à tourner les talons et partir à la conquête de sa merveille.
Sauf que... il y avait toujours un "sauf".
Le mot "politesse" qui lui était resté en travers de la gorge.


'Rooh, je t'en prie! Tu vas pas en faire toute une histoire...'

Et pourquoi pas?
Aucune loi au monde ne l'en empêchait. Et quand bien même, les lois étaient faites pour être détournées, non?


'Pffffffff.'

Rien à secouer.
Toujours debout, ce qui lui convenait très bien puisque, en apparence du moins, elle dominait la conversation, Mélusine s'attacha à fixer Call du regard.


"La politesse, c'est de l'hypocrisie."

La vérité vraie.

"Je suppose que ton étude n'en parle pas.
En résumé, ça ne fait que quinze pourcents d'hypocrites... Mmmmmmmmmm. C'est pas si mal."


La provocation, c'était pour la forme. On s'ennuyait vite l'été.

"Merci parce que tu m'as rendu service et ça s'arrête là.
Où est-ce qu'on situe la frontière de la sincérité autrement, hein?"


Ca aussi, c'était pour la forme.

Et pendant ce temps, au pays du chèvre, Mezereum entreprit de lécher vigoureusement la main du jeune homme, avec enthousiasme. Il faudrait vraiment qu'elle apprenne le bon goût à cette chèvre.

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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Ven 14 Aoû - 20:14:29

Je remarquais une nouvelle fois que l’étiquette "Serpentard" me collait à la peau. Je le sentais dans les intonations de cette jeune fille. Je le méritais sans doute, bien que notre épisode dans la forêt interdite fût loin d’être si malheureux que ça, mais mon ancienne appartenance à la maison de Salazar me donnait toujours l’impression d’être le méchant de l’histoire. Ce qui me plaisait beaucoup, je dois l’avouer. J’en jouais suffisamment pour ne pas m'en plaindre.

Loin de vouloir paraître discourtois envers Mélusine, je préférai appliquer la réflexion d’un vieux poète moldu qui disait "Parle si tu as des mots plus forts que le silence, ou garde le silence", ce que je fis. Je conservais mon attention sur cette chèvre qui semblait avoir plus d’égard envers moi que cette jeune fille, sensée être intelligente de part son appartenance à la race humaine.

Je délaissai la bête pour ramasser le petit tas de pièces qui avait remplacé mon billet. Je rangeai le tout négligemment dans ma poche, sans y prêter un quelconque intérêt. En même temps, je ressortis quelques pièces de monnaie moldue que je déposai à la place des gallions pour régler ma note auprès du café.

Je laissai également mon journal plié sur la table et je me levai ensuite.

- Tu allais chez Alan il me semble. disais-je en indiquant de ma tête la direction de la vitrine vers laquelle Mélusine s’était prostrée quelques minutes auparavant.

Alan, le propriétaire de cette boutique du tout et du rien, était une personne avec qui j’avais déjà fait quelques affaires lorsque la vente d'objets magiques n’était pas au mieux de sa forme. Avec lui, j'étais parvenu à lui faire acheter un insignifiant morceau de bois que j’avais fait passé – à l’aide d’un sortilège de confusion joliment exécuté – pour une relique de la Sainte Croix, image très symbolique chez les moldus.

Ce souvenir remémoré me fit sourire sans que je m’en rende compte sur le moment.

- Ca tombe bien parce que j’y allais aussi. mentis-je sur mes intentions.

Je m’excusai poliment lorsque je la contournai pour prendre la direction de la minuscule boutique. Je ne m’arrêtai qu’à quelques mètres d’elle pour me retourner.

- Tu viens ? lançai-je d’un bref geste de la tête.

La chèvre me répondit en m’emboitant le pas pour commencer à me rejoindre. Satisfait d’avoir obtenu l’effet escompté, je repris ma marche. Lente. Savoureuse.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Ven 28 Aoû - 8:22:00

"Je... tu... mais..."

Non?

'Si.'

"Bouse."

Enfin, quoi, sur l'échelle des probabilités quelles étaient les chances pour que deux personnes prises (presque) au hasard dans l'échantillon humain aient le désir de se rendre au même endroit dans un même temps? Aucun, avouez. La loi des vexations universelles avait encore frappé.
Malgré ça, Mélusine ne parvenait pas à se résoudre à abandonner sa petite merveille pendant le temps qu'il faudrait à Call pour faire ce qu'il avait à faire chez Allan. Et puis, Mezereum lui avait déjà emboîté le pas.


"Fions-nous à l'instinct animal.'

Il paraissait qu'il était infaillible.
Prenez une chèvre C dans un endroit E. Il suffisait de voir C courir vers le seul lieu abrité de E pour savoir que le ciel allait vous tomber sur la tête.
Conclusion de ces cogitations: où Mezereum allait, rien de mauvais ne pouvait arriver. Philosophie à deux noises.

La jeune femme fit donc mine de répondre à l'injonction de Call tandis qu'elle râlait intérieurement.
Plus que tout, ce qui la gênait, ça n'était pas tant de se retrouver là-bas avec lui, c'était les risques qui devenaient de plus en plus grands qu'il voit ce qu'elle voulait s'offrir. Qu'il en rie. Qu'il s'en moque. Et qu'elle perde le contrôle. En territoire moldu, ça serait quand même un peu dommage.


'Entrons chez Alan, alors.'

Le carillon teinta à nouveau et il ressemblait à un ricanement. Les lunettes sur le nez de "Alan" en tressautèrent à peine tandis que son regard allait de Call à Zyn d'un air entendu.
Youpi.


"Salut Alan!"

Et hop!
Un peu d'embarras pour tout le monde.
Mimant l'indifférence tant bien que mal, Mélusine ne put s'empêcher de lancer des coups d'oeil furtifs en direction de sa merveille... qui était toujours là, Merlin en soit loué.
Et puis, au diable la dissimulation! Sa crinière rousse tressauta jusqu'à ce que ses doigts puissent effleurer l'objet.


- Les animaux ne sont pas admis....

"Z'en faites pas, on reste pas longtemps. Pas vrai, Call?"

Ses doigts se refermèrent sur la anse.
Ma-gni-fi-que.



Sa lampe dans les mains comme un trésor, Mélusine leva un regard de défi vers les deux hommes. Qu'ils rient, s'ils l'osent.

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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Lun 28 Sep - 0:10:12

- Ouais ! Et en plus, aujourd’hui est un jour pas ordinaire !

- Et en quoi vous prie-je ? lança le gérant en toisant d’une manière presque apeurée la chèvre de Mélusine.

J’avais l’impression qu’en nous voyant, Alan nous assimilait à des hooligans venu déranger son petit commerce.

- Et bien la princesse Shéhérazade est venue en personne dans votre boutique. lui répondis-je en montrant la Gryffondor de mes bras écartés. - Elle cherche un nouveau génie ! L’ancien s’est barré avec Aladin. ajoutai-je de ma voix la plus sincère et en mimant une mine triste.

- Vr .. Vraiment ?

Incroyable ce Alan. En plus d'être insignifiant, il était d'une naïveté sans borne. Je regrettais presque lui avoir envoyé un sortilège de confusion la dernière fois. J’étais certain maintenant que sans cela j’aurais pu obtenir ce que je voulais.

C’est ce qui devait d’ailleurs expliquer pourquoi cette petite boutique était dans un état aussi pitoyable. Le mauvais commerçant qu’il était ne devait pas faire rentrer beaucoup d’argent dans l’affaire avec un charisme comme le sien.

- Hé hé, mais tout à fait ! On est même venu avec son éléphant pour vous le prouver ! continuai-je dans ma lancé en présentant Mezereum qui fourrait son museau dans des cartons poussiéreux marqués Fragile.

- Bon ça suffit. Dites moi ce que vous voulez maintenant !

La bêtise avait ses limites.

- Hé bien, c’est une très bonne question. Ne me dis pas que tu veux vraiment ce truc ? lançai-je à la jeune fille en la regardant tour à tour avec la lampe posée à côté d’elle.

- Ce … truc, comme vous dites, a appartenu à un très riche émir vous saurez et beaucoup de légendes disent cette lampe magique.

- Magique ? Non ! Vr .. Vraiment ? parodiai-je. Mais la magie n’existe pas ? interrogais-je, candide.

- Biensûr biensûr. C’est pour ça que j'ai dit qu’il s’agissait de légendes.

- Alors ce truc .. lampe .. vaut pas grand-chose ?!

- Ce n’est pas ce que j’ai dit ! C’est tout de même un très bel ouvrage !

- Bhâ elle est toute cabossée !

- Mais pas du tout, je l’ai faite restaurer le mois dernier !

- Si vous l’avez faite restaurer ce n’est plus une relique.

- Non. Heu .. Si ! .. Enfin .. Mais .. Je ne vous ai pas dit combien je la vendais pour l’instant de toute façon ?!

- Ah ben oui, mais c’était juste pour parler et pour dire qu’un machin comme ça ça doit pas valoir plus de 10 livres. Ouais c’est ça .. 10 – 15 livres à vu d’œil. argumentai-je en jugeant l’objet du regard. 10 Livres c’est bon hein ? demandais-je à Mélusine.

- Mais .. attendez .. Non, cette lampe vaut bien plus ! Au moins 100 livres.

- 100 livres pour une lampe ? Mais vous plaisantez !

- Attendez, ce n’est pas une simple lampe !

- C’est vous qui avez dit que c’était une lampe !

- Oui mais …

Je crois que j’aurais pu continuer comme ça encore des heures entières si nous n’avions pas été interrompus.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Mar 29 Sep - 11:46:59

Un magnifique coup de langue.
Mezereum, guère plus patiente que sa maîtresse, ne possédait pas l'humain au rang de ses dialectes intelligible. Autant dire qu'elle s'ennuya très rapidement, délaissée par Mélusine qui suivait l'échange avec un effarement amusé grandissant. Même avec toute la mauvaise volonté du monde, elle (c'est-à-dire la jeune femme) en était à statuer la joute verbale d'un magnifique 7,5-0 en faveur de Call. Le "et demi", c'était pour la comparaison à Sheherazade. Elle ne savait pas trop qui c'était mais qui qu'elle soit, elle avait un nom du tonnerre.


'Dommage que ça commence pas par un M, t'aurais pu l'adopter en cinquième prénom.'

Ouaip. Sûr que Mélusine Mouna Maëwen Myrzam Mheherazade McEwan, ça sonnait carrément bien! Dommage.
Bref.
Nous en étions à l'interruption.
D'un magnifique coup de langue baveuse, Mezereum marqua donc son ennui profond, ramenant par là-même l'intérêt des trois interlocuteurs sur sa petite personne (enfin, sa petite animale).

Mélusine lui lança un magnifique sourire de fierté - c'était juste de la bave, après tout.
Alan eut une exclamation mi-indignée mi-dégoûtée avant de vouer Mélusine, son ami et sa chèvre aux gémonies, dans sa barbe.
Et Call, ma foi, il call-isait.


"Bah voilà... maintenant, elle est toute crade, personne en voudra plus."

- Mais je ne... comment osez-vous... mais enfin...

Le pauvre homme en perdait son anglais.

"En plus, ça me fera tenir ma promesse... on sera pas restés longtemps... C'est pas votre blabla qui nous aidait, là."

Sa lampe toujours dans les mains, Mélusine s'approcha des deux hommes avec son meilleur sourire ingénu.

"Voilà. 10 noi... euh, 10 livres? On dit marché conclu?"

Devant l'expression ahurie de Mr Alan, Mélusine échangea un rapide regard avec Call. Rapide. Mais au fond, il y avait l'ombre d'un merci.
Il ne resterait plus qu'à l'ex-Vert de faire son propre choix. Mélusine enverrait sa chèvre marchander, ils passeraient en caisse et elle serait enfin libre. Simple comme bonjour. Il ne lui restait plus qu'à préparer ses dix livres en prévision. Décidée à ne pas se laisser démonter, elle campa fièrement sur ses deux jambes, fixa son regard sur un vieux machin moche qui pendait du plafond et attendit la suite des événements. Avec un peu de chance, Alan retrouverait son bagou et elle s'amuserait un peu.

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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Mar 29 Sep - 17:18:25

Je fus satisfait de voir Mélusine marcher avec moi dans cette arnaque bon marché. Je regardais le pauvre Alan pétrifié par les évènements qui se déroulaient devant ses yeux depuis cinq bonnes minutes. J’étais certain que son commerce n’avait encore jamais vécu telle situation, mais j’étais convaincu que son propriétaire priait intérieurement pour que cela ne se reproduise plus jamais.

Je me décidai alors d’agir à nouveau. Alan était au bord de la crise d’angoisse et le peu de sentiments humains qui me restaient me poussèrent à l’aider.

- 10 livres c’est vraiment trop peu … fini-t-il par dire, hésitant, comme si sa réponse allait apporter sur lui toutes nos foudres.

- Très bien. Cessons les enfantillages Alan. Disons 10 livres pour la lampe et 500 pour le livre.

Je lui montrai l’objet du doigt. Je l’avais repéré rapidement quelques instants après être entré. J’avais réussi à mémoriser ceux que j’avais vus la dernière fois et celui-ci m’était apparu comme une évidence. Il devait s’agir d’une nouvelle acquisition ou, je présumais plutôt, qu’Alan avait du le sortir de l’un de ses cartons et le poser là sans savoir de quoi il s’agissait. Moi, je ressentais une forme de magie, sans en être vraiment certain. C’était peut-être le sortilège que j’avais reçu dans le labyrinthe des cancres qui m’y aidait, mais je savais que de toutes façons, la plupart des bonnes affaires se réalisaient dans les commerces moldus. C’était dans ce genre d’endroits que l’on pouvait découvrir des objets magiques rares, insoupçonnés par leur propriétaire, et souvent prêt à s’en débarrasser pour une bouchée de pain.

- 500 … Le nombre s’échappa faiblement. Je lui insufflais un état d’étonnement profond, mêlé à un doute tellement grandissant que je le voyais à présent livide.

- Est-ce trop ?

- Oui. répondit-il quelques secondes après.

- Cet … objet ne vaut .. rien voyons. bredouilla-t-il.

Il s'en mordit les lèvres. Je sentais que son fort intérieur ne voulait pas répondre de cette manière, que le peu de conscience commerciale qui lui restait lui disait de se taire et d’accepter la transaction sans sourciller, mais il était trop faible pour y parvenir.

- Tu veux que je descende mon prix Alan ?

Nouvelle hésitation.

- Nous .. nous tutoyons ?

- Pour 500 livres. Oui. ajoutai-je pour clarifier mon offre et lui afficher ma sincérité.

- Ma.. march.. Marché conclu ?! nous demanda-t-il encore incrédule.

Je sortis de ma poche intérieure une liasse de billets de 50 livres. J’en extirpé 10 sous les yeux du vendeur et je les déposai sur le pupitre qui nous séparait de lui.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Ven 2 Oct - 9:15:22

"Cinq ce..."

'Chut chut chut!'

Mélusine n'avait pu retenir une exclamation de surprise quasi-offusquée. 500 livres pour une couverture et quelques pages à l'intérieur, c'était tout simplement grotesque. Surtout quand elle proposait dix fois moins pour sa merveille à elle.

'Cinquante.'

Uh?

'Cinquante fois moins.'

Ouais, passons.
Pour la fille d'une libraire, elle avait un curieux point de vue sur la littérature, quelle qu'elle soit. Dans le genre curieux, il y avait aussi Call, prêt à débourser une belle somme pour pas grand chose, sans oublier "Alan" qui n'avait pas vraiment la bosse des affaires. Si on lui avait proposé, à elle, 500 livres pour un vieux machin, elle n'aurait pas dit que c'était trop. Enfin, vu que ça arrangeait ses petites affaires, elle n'allait pas se mettre à râler. Elle marqua donc son approbation par un grand sourire, auquel fit écho un bêlement joyeux de Mezereum.
L'antiquaire sursauta, roulant des yeux et Mélusine se retint d'éclater de rire. D'une démarche pleine d'allant, elle alla déposer ses dix livres dans la main crispée d'Alan.


"Ca roule pour moi."

Le fait que le marché se soit conclu sans elle ne lui effleura même pas l'esprit, toute ravie qu'elle l'était.
Elle fourra sa lampe avec précaution dans son sac en bandoulière, sous le regard avide de sa chèvre. Par la même occasion, elle en sortit une partie de son bazar, pour faire de la place à sa toute nouvelle acquisition. Patacitrouille, chocolat, réglisse, chocolat, etc. Elle tendit une patacitrouille que Mezereum avala goulument.
Son petit manège terminé, Mélusine se tourna vers Call et l'interrogea du regard:


"C'est bon? On y va?"

"Y", c'était dehors, là où leurs chemins se séparaient, après les amabilités d'usage. Et les curiosités pas d'usage. Déjà, elle avait un pied sur le pas de la porte, tandis que tintait le carillon.

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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Dim 4 Oct - 23:17:21

Alan ne se fit pas prier. Il hocha vigoureusement de la tête et ramassa les billets. Il préféra les glisser maladroitement dans sa poche de veste plutôt que dans le tiroir de sa caisse enregistreuse. Ses yeux s’écarquillèrent lorsqu’il vit Mélusine mettre son nouveau bien dans son sac sans management. Je crus un moment qu’il alla nous proposer d’emballer nos achats, mais voir la chèvre de la Gryffondor engloutir une sucrerie le coupa dans son élan.

Je m’emparai à mon tour de mon achat devant le trépignement de Mélusine à quitter les lieux. Lorsque je me retournai, je vis la porte s’ouvrir juste devant la jeune fille et dévoiler une imposante silhouette.

L’homme entra sans se soucier de la présence de la jeune fille. Je crus même un instant qu’il allait la percuter mais il parvint à la contourner sans encombre. Il s’avança de quelques pas pour venir se tenir au milieu de la pièce et la disparition du contre-jour me permis de voir son visage.

- Je cherche le livre des Maures. On m’a dit que vous l’aviez. dit-il à Alan d’une voix rauque. A aucun moment il ne prêta attention à ce qu’il pouvait y avoir autour de lui.

- Le livre des … Je ne vois pas … Ah ! Vous voulez sans doute parler du livre qui traite des armées d’Hercule ?!

- Oui, mais seul le chapitre sur les Maures à un intérêt pour moi.

- Je suis désolé mais …

- Se serait pas ce livre là par hasard ? lançai-je d’une voix faussement naïve en brandissant la couverture de mon achat.

J’en exultais presque.

Le visage de cet homme se tourna alors vers moi, réalisant presque qu’il n’était pas le seul avec Alan dans la boutique.

- Call … gronda-t-il

- Salut Murdoch ! La forme depuis Poudlard ? Tes amis moldus s’en sont bien remis ? Pas trop de bobo ?? disai-je d’une voix taquine que je ne me donnai pas la peine de camoufler.

- Arrête tes sarcasmes Call ! Comment as-tu su pour le livre ?

- Une intuition mentis-je, mais on peut dire que j’ai de la chance … Il ne reste plus qu’un chapitre et c’est celui qui parle des Maures ! Je pris bien le soin d’ouvrir le livre pour lui montrer le titre du seul chapitre restant.

- Très bien Call … Si tu veux jouer à ce petit jeu … Combien le vends-tu ? répondit-il agacé.

Je vis du coin de l’œil Alan faire une grimace à s’en tordre la mâchoire. Il ne devait guère apprécier ce genre de traficotage dans son magasin, mais son manque de courage ne lui permit pas d’intervenir.

- Alors là, aucune idée ! Pour ça, il faut traiter directement avec mon bras droit. lui fis-je remarquer en montrant Mélusine du doigt. Mais attention, elle est dure en affaire ! Pire qu’un Gobelin ! Et tu lui as même pas dis bonjour en entrant …Ca va pas aider …

Murdoch haussa les sourcils lorsqu’il se tourna vers la Gryffondor. Il semblait avoir du mal à croire ce que je venais de lui dire et il savait éperdument que je n’avais pas de bras droit. Néanmoins, voir sa tête aller d’elle à moi plusieurs fois était assez risible.

- Alors ! Dites moi votre prix ! lança-t-il à la jeune fille d’une voix suffisamment forte qu’elle résonna quelques instants dans la pièce.
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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Mar 6 Oct - 15:33:51

Fallait oser balancer du "Poudlard" et du "moldu" en plein dans le monde non-magique. En même temps, il y avait somme toute peu de chance que ce cher Alan y comprenne quoi que ce soit, tout comme il y avait peu de chance qu'il y ait un cortège d'Aurors en faction dans ce coin-là de Londres. Et puis, pour être honnête, ce léger glissement du quotidien avait permis à Mélusine de savoir un peu mieux à quoi s'en tenir. Si Mordor... Bulloch... bref, la brute, là, n'avait rien lu d'elle dans les magazines au cours de l'été, il n'allait pas tarder à avoir en un aperçu.

'Bras droit? Ca, c'est de la promotion.'

Sur deux, Call avait au moins un bras potable, tout le monde ne pouvait pas en dire autant.
Sa pensée s'accompagna d'un léger rictus sous un regard noir en direction de la brute. Il ne faisait que quelques centimètres de plus qu'elle mais il était presque deux fois plus larges, même si ça n'était pas si difficile. Cela n'empêcha pas la jeune femme de le fixer avec un mépris amusé:


"Ouais, bonjour aussi."

Elle jeta un bref coup d'oeil à Call avant de continuer:

"Oui, oui. C'est un plaisir de vous rencontrer aussi. C'est fou comme j'en rêvais. Alors, vous allez bien, la petite famille, et tout ça..?"

Elle aurait presque juré voir le nerf de l'énervement tressaillir sur la tempe de la brute.
Cette fois, son amusement à elle était très nettement palpable.


"Vous savez que 85% des jeunes ne connaissent pas les règles essentielles de la politesse? Bien que vous commenciez à n'être plus si jeune, hein? Mais bon, ça n'excuse pas tout."

- Vous avez fini de jouer à la gamine?

Aurait-il été un dragon, à coup sûr, Mélusine se serait retrouvée dans un nuage de fumée nasale. Mieux valait que ce soit un type. Barbare et antipathique, mais quand même.

"Oh, hé, ça va, hein?"

Après tout, elle, elle n'avait rien à perdre. Elle ne devait rien à Call..

'A part une belle économie monétaire.'

Certes.
Mais bon.


"C'est pas comme ça que vous allez réussir à avoir ce que vous voulez. Z'avez jamais appris à marchander? Non? J'en étais sûre. Je suis pô très sûre qu'on ait envie de vous vendre le livre des Morts..."

Mollosse-Burdoch échangea un regard incrédule avec Call puis avec Alan qui restait sagement dans son coin. A peine avait-il tenté un léger pas en avant pour se rétracter aussitôt. Bref, le barbare en pantalon n'en revenait vraisemblablement pas, hésitant encore à virer rouge colère ou à éclater de rire devant la bizarrerie grotesque de la situation.
Mélusine enchaîna rapidement, l'air négligent:


"Hum... On vous le fait à 2000 livres. C'est à prendre ou à laisser."

Qu'est-ce qu'on pouvait bien acheter avec 2000 livres? Beaucoup de citrouilles, sans doute.

- Soyez sérieuse deux secondes.

"Je suis sérieuse."

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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Mar 6 Oct - 23:02:07

Entendre Mélusine faire allusion au fameux sondage des adolescents malpolis me fit doucement rire. Elle seule pouvait en comprendre la raison, ce qui participa à rendre Murdoch et Alan un peu plus tendus, continuant à croire que nous nous moquions d’eux depuis bien trop longtemps. Ce qui n’était pas tout a fait faux.

Je regardai ensuite la jeune fille se débrouiller à la perfection avec la situation que je venais de lui mettre dans les jambes. Le géant semblait de plus en plus impatient et la Gryffondor ne le ménageait sans aucune mesure. C’est lorsqu’elle se mit à annoncer son tarif que l’homme déchanta. Je l’imaginais déjà en train de faire la conversion livres-galions dans sa caboche, ce qui ne devait pas être une mince affaire pour quelqu’un comme lui, tellement encré dans le monde de la magie. J’étais même assez surpris en fin de compte de le trouver ici, dans un lieu moldu. Quoique, depuis la dernière fois où je l’avais aperçu, lors du combat blanc à Poudlard, il semblait avoir bien changé… Fréquenter des moldus n’avait plus la même importance maintenant. Pourquoi ? Ca, ça restait un mystère pour moi. Mon amusement se transforma alors en un intérêt lorsque cette question convergea dans mon esprit.

- Crois-moi elle l’est ! lui lançais-je alors qu’il paraissait toujours dubitatif.

- Mais ce qu’elle ne t’a pas dit, c’est que 2000 livres c’est juste pour elle. Il faut en rajouter 4000 pour moi. Je suis pas le patron pour rien après tout. disais-je tel un homme d’affaire vantard.

Je crus à cet instant que cet masse imposante allait s’effondrer sous son poids lorsqu’il effectua l’addition. Je vis même six de ses doigts bouger comme pour s’assurer du compte. Je lui offris une petite moue souriante, mais tellement agaçante pour lui que son front se plissa, ses narines s’écartèrent comme celles d’un buffle et ses pupilles se rétrécirent. Si son regard avait pu être transperçant, nous serions tous morts sur place. Je remerciais que les sorciers n’aient pas ce genre de pouvoir.

Il plongea sa main dans l’une des immenses poches de son imperméable ivoire. Je crus à un instant qu’il allait sortir sa baguette, je m’y préparai donc, mais au lieu de cela, il extirpa un large mouchoir blanc plié en quatre et il s’en servit pour s’essuyer le front. C’est à ce moment là que je me rendis compte qu'il était couvert de sueur. Il y avait quelque chose autour de ce livre qui me dépassait et qui semblait dépasser aussi Murdoch. On aurait dit qu’il avait été commandé sur une mission importante à laquelle il ne devait pas échouer. C'était pourtant ce qu'il était en train de constater.

- Call. Je te demande ça comme une faveur … Je ne peux pas aller plus loin que 3000 galions… J’ai besoin de ce livre. me supplia-t-il.

Cette impression fut pour moi encore plus étrange. Voir une telle carrure s’effondrer aussi facilement n’était pas de bon augure quant à l’identité du réel commanditaire de l’achat.

Alan était à présent tout aussi étonné que moi, mais pour des raisons différentes. Murdoch n’était plus dans la capacité d’effectuer les conversions. Parler de galions dû éveiller les soupçons ou les incompréhensions du vendeur.

- Pour qui est ce livre ? demandais-je sèchement.

- Mais … Mais c’est pour moi voyons … Pour qui voudrais-tu que ce soit ? Il termina sa phrase dans un rire qui sonna tellement faux à mes oreilles que je fronçai des sourcils presque de douleur.

- Tu t’intéresses aux peuples de l’Europe orientale ? l'interrogeais-je de ma voix la plus neutre.

- Bien sûr ! s’empressa-t-il d’ajouter. Leurs histoires m’intriguent beaucoup. J’ai déjà lu beaucoup d’ouvrages à leur sujet.

- Les Maures ne viennent pas d'Europe.

Je vis Alan hocher de la tête à ma réponse. Lui n'était pas tomber dans le piège. Il avait eu moins la qualité d'être un tant soit peu cultivé.

- Mais … Je … Enfin … Call .. Donne moi ce livre. Je ne plaisante plus. Ne m’oblige pas à faire du mal à ta petite amie ! intima-t-il.

Bon, on pouvait quand même donner un bon point à ce bon vieux Murdoch, il avait apparemment compris que Mélusine n’était pas mon bras droit de lui même.

- Cher Murdoch, ami des moldus, pour cette erreur grossière, je viens de passer mon prix à 8000 galions.

Son mouchoir tomba par terre et sa main plongea cette fois dans une poche intérieure.
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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Jeu 8 Oct - 15:13:02

'Petite amie?'

Erk.

'Exactement.'

Comment Mr Brutus avait-il pu se fourvoyer à ce point? Enfin, quoi, c'était criard comme une citrouille dans un champ de petits pois que Call et elle n'étaient absolument pas faits pour être ensemble. A moins de manquer cruellement de goût. En même temps, qui disait que les brutes avaient bon goût? A se tenir si près de lui...

'Erk.'

... il était clair qu'il sentait plus l'alcool que le jus de citrouille. Quand on parlait de bon goût...
Autant dire que l'autre machin à muscles lui était devenu sérieusement insupportable. La menacer, elle, de mauvais traitement... Elle avait peut-être l'air fragile mais il allait vite devoir prendre en compte le fait qu'il ne fallait pas se fier aux apparences. Mélusine s'apprêtait à lui envoyer un bon coup de coude (pointu, le coude) là où ça faisait bien mal quand Mezereum fit une nouvelle entrée remarquée, fonçant droit dans le postérieur de Mr Brutus. Ses cornes étaient peut-être jeunes mais suffisamment marquées pour infliger quelques dommages. Tout endurci que la brute soit, il sentit très nettement l'impact de ces mêmes cornes et sursauta en gémissant. Mélusine en profita pour lui infliger quelques coups de-ci de-là, atteignant ce qu'elle pouvait comme elle le pouvait.


"8000? Tu plaisantes, Call? 10 000, pas moins."

Sauf que...
Elle avait oublié la baguette. Pointée alors sur sa tempe, elle était maintenant dirigée vers son propre coeur, envoyant une gerbe d'étincelles vertes qui n'étaient pas du meilleur augure.

Pendant ce temps, au pays des pauvres antiquaires moldus, Alan ouvrait et fermait la bouche comme un poisson rouge hors de son bocal, définitivement dépassé par les événements. Une lueur d'inquiétude allumait son regard. Il allait falloir prendre garde à ce qu'elle ne se transforme pas en fureur incendiaire. Encore aurait-il fallu que Mélusine prête la moindre attention au vendeur. Pas si évident de n'ignorer personne quand une baguette en colère était prise de démangeaisons assassines. Les yeux bleus de la jeune femme étaient légèrement écarquillés même si elle essayait de prendre un air assuré. Rien ne lui prouvait que Call n'était pas prêt à prendre la tangente, la laissant en compagnie de deux hommes à l'humeur sérieusement taquinée.

Sa main droite partit à l'exploration dans son sac, à la recherche de sa baguette. Le fin morceau de bois la fuyait désespérément. Ce qui n'était pas un mal. Elle aurait l'air maligne, baguette en main, à ne rien en faire.
C'était peut-être le moment de sortir sa carte maîtresse:


"Si vous croyez que Call en a quoi que ce soit à faire de moi, vous vous plantez. Le chantage marchera pas sur lui."

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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Sam 10 Oct - 0:07:45

Le Colosse affichait une mine plus patibulaire que jamais. Il aurait pu être vraiment effrayant si la peur n’était pas perceptible derrière les traits appuyés de son visage. J’avais sortis ma baguette en même temps que lui, mais j’avais appris toutefois de mes expériences de combats magiques passés qu’il ne fallait jamais se précipiter. Je préférais étudier avec minutie ses mouvements. Lorsque je me décidai de faire un pas de côté, un sortilège pulvérisa une jarre posée sur un meuble qui aurait du être juste dernière moi.

J’avais été tellement amusé par la façon de Mélusine d’attaquer que j’avais été absent de l’action pendant quelques instants. Ce qui me fit moins rire, c’est la réflexion qu’elle lança au sorcier … Avais-je une réputation si horrible que ça pour qu’elle en déduise que je puisse être insensible face à des menaces dirigées contre quelqu’un d’autre que moi ? Je ne dis pas qu’elle avait tord, c'est juste que ça manière de le dire me paru extrêmement froide. Et je ne fus pas le seul ! Le molosse fut lui aussi encore plus agacé de comprendre que sa tentative n’aurait rien de convaincante une fois de plus. Il riposta donc à sa manière, mais cette fois, ce fut moi qui devint sa cible.

- Quelle bonne idée d’ouvrir le jeu ici Murdoch ! Ca donne du piquant ! lui lançai-je de l’endroit sombre ou je m’étais reculé.

Bien qu’il ne pouvait discerner mon visage de là où il était, je pouvais voir le sien sans aucun problème. Je le vis un instant inquiet, ma remarque ayant eut pour effet de lui rappeler la présence d’Alan et son statut de Moldu.

Il fallait que je pense à effacer la mémoire de celui-là avant de partir. Même si nous y étions pour rien dans cette altercation, une convocation au Ministère n’était pas une perspective envisageable pour moi depuis ma dernière visite là-bas avec Tuppence.

Je fus interrompu dans cette pensée lorsque je vis la tête du molosse se tourner vers Alan. Je compris alors ce qu’il allait faire.

Un mouvement de baguette plus tard et le commerçant fut projeté en arrière par un sortilège violemment exécuté. Il s’effondra sur le dos, inanimé.

- De mieux en mieux ! lui hurlai-je dans le fracas résiduel de la détonation du sortilège. Je profitai également de cet interlude pour changer de position.

- Tu dois avoir déjà tout le Ministère aux trousses pour ton escapade à Poudlard et tu continues dans les coups d’éclats ??

De l’endroit où j’étais maintenant, je ne pouvais voir Mélusine, mais je n’eu aucune difficulté à apercevoir la trainé verte qui faillit me percuter – et qui au passage pulvérisa en poussière un autre objet que je n’eus pas le temps d’identifier.

- A moins que tu aies des connaissances au Ministère ? suggérais-je implicitement.

A nouveau, je trouvai un autre refuge. Rien de plus facile que de jouer au chat et à la souris avec une grosse bête.

- Ferme là Call ! Ferme là ! Ou ta cousine s’en sortira pas la prochaine fois. s’époumona-t-il.

Mon sourire disparu aussitôt que je compris son allusion. Sa référence aux blessures de Tuppence pendant le combat blanc me transforma.

Fini de jouer.

Je sortis de l’obscurité pour me placer en évidence.

Je savais qu’à présent je n’étais plus le même. Je connaissais suffisamment cet état pour en être conscient, même si mes actions restaient toujours imprévisibles. Lorsque j’avais été emmené à l’infirmerie de Poudlard, après avoir été touché par ce maléfice dans le labyrinthe des cancres, l’entité magique n’avait pas eu pour effet de modifier que le cours de ma vie. Elle avait laissé une trace. Une trace qui ne s’affichait que lorsque cette chose prenait possession de moi. Un médicomage du ministère avait constaté cette modification dans la couleur de mes yeux.

Ils étaient gris.

Comme maintenant.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Lun 19 Oct - 12:19:33

"Mais... mais.. mais... non, mais non."

Mélusine manifestait son outrage avec l'éloquence qui la caractérisait en situation de trouble. Que l'autre brute s'en prenne à elle, ok, passe encore. Qu'il saccage tout dans la boutique, aucune importance, l'essentiel était sain et sauf dans son sac à elle. Qu'il s'en prenne à ce bon vieux Alan (vous noterez qu'en adoptant le statut de victime, Alan avait fait d'une pierre deux coups puisqu'il avait décroché le titre de "bon vieux" qui lui aurait écorché la bouche deux minutes plus tôt), ça passait déjà moins bien. Qu'il balance des menaces à l'encontre de quelqu'un qui n'était même pas là, c'était carrément lâche et nul. Et Mélusine ne s'amusait plus du tout.

Sous l'emprise de son tout nouveau précepte "les ennemis de mes ennemis sont mes amis", elle lança un regard noir à la brute.


'Wow! Ca, c'est vraiment utile.'

Du fin fond du coin où elle se trouvait, Mélusine sentit plus qu'elle ne constata vraiment que quelque chose avait changé, que le vent avait tourné. Où et dans quelle direction, c'était une autre histoire.
Un vent qui lui soufflait de se tenir éloignée, quand bien même elle aurait eu sa baguette à la main et aurait su quoi en faire. La même impression qui vous fout des picotements dans la nuque quand vous êtes suivis, du genre désagréable mais préventif.

Mezereum jusqu'à présent serrée contre elle depuis l'épisode 'ses cornes dans le postérieur de la brute' fit deux pas en avant. Et l'attention détournée de Mélusine se porta sur ce bon vieux Alan qui laissa échapper un gémissement inconscient. Elle qui n'était pas du genre prudente savait paradoxalement quand les choses allaient trop loin pour qu'elle se permette de s'en mêler. Ce qui semblait être le cas à présent. En trois raclements de genoux, elle avait rejoint la silhouette inanimée du marchand et vérifia son pouls. Pas très envie de se retrouver à Azkaban pour complicité de meurtre ou non-assistance à personne en danger. C'était un gros défaut qui accompagnait le statut d'adulte. On n'était plus innocent mais responsable. Balot.
Alan respirait, de manière sifflante certes, mais cela lui suffisait. Assez pour être rassurée. Assez pour ne plus être concentrée que sur lui seul. Assez pour entendre le bêlement étrange de sa chèvre. Chèvre qui était à deux pas de Call et qui le regardait avec adoration.
Non. Pas adoration. Adoration impliquait de l'affection. Et, dans le cas présent, ce n'étaient pas les goûts douteux de Mezereum qui étaient à l'œuvre. Non, plus que de l'adoration, c'était de la fascination qui transformait le faciès de l'animal.


'Pas beaucoup plus rassurant.'

Les yeux bleus de Mélusine effectuèrent quelques allers-retours: Call-la Brute-la Brute-Call-Mezereum-la Brute-Mezereum-Call-etc. Elle n'était pas assez naïve pour songer qu'un seul d'entre eux arrêterait les échanges de regards killers pour lui fournir une petite explication.
Dommage, elle aurait bien aimé.

Pendant ce temps, Monsieur Brute, complètement insensible et inconscient, se redressait, manifestement satisfait d'avoir trouvé la menace adéquate pour lui permettre de récupérer le livre. Il exécuta un petit pas en avant, avec l'assurance de ceux qui viennent de remporter la victoire.
Et s'en arrêta là.
A ce moment précis, tous les regards (sauf ce bon vieux Alan qui était toujours inconscient ou whatever) étaient fixés sur Call.
Il y a des moments comme ça.

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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Lun 19 Oct - 19:56:36

J’étais bien.

Presque apaisé d’avoir laissé la main à cet autre moi.

Je voyais une scène pour laquelle j’étais à la fois un acteur mais aussi un spectateur.

Cette sensation était nouvelle pour moi. J’avais déjà ressentis, pendant le combat à Poudlard notamment, qu’il m’arrivait de perdre le contrôle de moi-même, mais jamais d’avoir une vue de la scène comme si j'étais à l’extérieur de mon corps.

J’avais à présent l’avantage de ne rien manquer de la situation.

Mais je percevais néanmoins un léger trouble.

Je ne parvenais pas à déterminer si le fait de survoler mon corps était une illusion de mon esprit où si cette entité avait vraisemblablement réussi à m’expulser de mes chairs.

Le regard hypnotisé que me lançait la chèvre de Mélusine m’intrigua alors que le Casey d’en bas semblait en avoir que faire.

Et puis j’eu une sorte de vision.

L’éclair qui m'éblouit laissa sa place à petite pièce sombre avec pour seuls meubles une table ronde entourée de trois chaises en piteux état. Sur celles-ci étaient assis des hommes en cape noire qui s’époumonaient de rire. Je reconnu immédiatement Murdoch, quant au deuxième, mon esprit mit quelques secondes avant de réagir. C’était celui qui avait agressé Tuppence à Poudlard. La scène devait donc se dérouler avant le combat blanc car je savais qu’il ne respirait plus à présent.

Aussi rapide qu’elle fut apparue, la vision s’arrêta.

J’étais de retour dans la boutique. Toujours au dessus de mon corps. Le visage que j’affichais était plus dur que jamais. Mes mâchoires serrées et mon regard planté dans celui du colosse. Tout du moins, c'est ce que je pouvais constater en observant les traits de mon visage.

Murdoch du se rendre compte aussi que quelque chose n’était pas normal. Alors qu’il avait presque commencé à tendre la main pour récupérer le livre, il se stoppa net. Casey sentit les pupilles de l'homme se dilater par la peur.

Il voulu faire un pas en arrière, mais manqua presque de perdre l’équilibre. Sur le moment, je ne compris pas sa réaction. Puis, je vis son visage devenir rouge. Les veines de son cou enflèrent et ses yeux semblèrent être sur le point de s’exorbiter. Il plaqua sa main libre autour de sa gorge et je compris à ce moment là qu’il était en train d’étouffer.

Intéressé, Casey pencha légèrement la tête.

De ma position, je vis ensuite les pieds de Murdoch décoller du sol. On dirait dit qu’une corde invisible était en train de le hisser.

Mon corps n’avait pas levé d’un millimètre ma baguette. A vrai dire, elle n’était même pas pointée vers la brute qui respirait de plus en plus difficilement.

Casey restait stoïque, presque innocent, et le seul mouvement que je vis de lui est une légère impulsion donnée à ma baguette qui la déplaça légèrement vers la gauche.

Une fraction de seconde ensuite et le corps suspendu de la bête reproduisit le même mouvement, mais de façon démultipliée. Il traversa toute la largeur de la pièce pour venir s’écraser contre un pan de mur. A l’arrivée, il fit voler en éclat le miroir contre lequel il venait de s’aplatir. Malgré la violence de l’impact, il était toujours vivant, car la souffrance se lisait aisément sur son visage, son corps et ses pieds tremblants à quelques mètres du sol, maintenu par une force invisible, il en perdit sa baguette.
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Mélusine McEwan
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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Mar 20 Oct - 15:34:05

La brute avait sensiblement la même tête que le lieutenant machin quand Dark Vador lui coupe l'arrivée d'air d'un seul mouvement de la main.
Oui, on pouvait être sorcière et cinéphile. C'était d'ailleurs la seule chose moldue que Mélusine connaissait vraiment, gracieuseté de sa grand-mère qui avait tenu à lui prodiguer une culture cinématographique potable (ça, et les histoires façon contes de fée), sous prétexte que c'était une excellente façon de développer son imaginaire. Mission accomplie.
Tout ça pour dire que l'autre molosse aurait eu besoin d'un bon bol d'air.

De là où elle était, Mélusine ne put qu'assister à la scène. Tout. L'envol. Le fracassage. Le miroir en mille morceaux. D'infimes surfaces de peau qui avaient éclaté sous l'impact. Le sang qui commençaient à s'écouler. Les frissons qui le parcouraient. De prédateur, il était devenu proie en direction de l'abattoir.

La jeune femme ne se considérait pas vraiment comme impressionnable. Pas aussi courageuse qu'on aurait aimé à le penser mais pas tout à fait du genre à s'évanouir pour deux gouttes de sang versés. Et pourtant, pourtant, elle fixait la scène d'un air horrifié.
Il fallut un nouveau gémissement, plus sonore cette fois, de ce pauvre Alan pour qu'elle prenne conscience de combien elle serrait fort son avant-bras, coupant à moitié la circulation. L'antiquaire en était pour un bel hématome.
Problème: ça n'était vraiment, vraiment pas le moment qu'il revienne à lui.

1. il y avait un type à moitié assomé, défoncé ou elle ne savait quoi, qui venait de bousiller un miroir qui valait sans doute plus que sa merveille (allez comprendre les marchands).
2. il y avait un deuxième type qu'elle avait pourtant fréquenté (au sens large, bien sûr) pendant quatre ans et qu'elle peinait à reconnaître. (Non, il ne lui faisait pas peur. Non. Ou bien, si, un peu. Mais pour sa défense, il fallait avoir vu le masque effrayant qu'il arborait comme faciès en ce moment même. Sept années de cohabitation ne lui avaient jamais permis de voir ça.)
3. il y avait enfin une chèvre complètement frappadingue (ça, c'était un avis purement subjectif) qui avait tellement mauvais goût que non seulement elle avait bavé devant Call mais, maintenant, elle semblait presque faire corps avec lui. Ou alors, Alan foutait un encens bizarre dans sa boutique. Ouais. Aussi.

Bref.
Tout ça pour dire que ce n'était pas la barbarie habituelle de Mélusine qui fit qu'elle envoya sa main dans la figure de ce bon vieux Alan. C'était les circonstances. Et elles étaient très pressantes.
Ils allaient déjà avoir tous les trois de gros soucis dès que les Aurors poindraient le bout de leur nez (là, ils étaient sérieusement sur la bonne voie), pas besoin de circonstances aggravantes. Alan n'avait fait qu'entendre, il n'avait rien vu.
Et puis, de quoi se plaignait-il? Il aurait droit à un magnifique dîner aux bougies (les trente-six chandelles) avec en prime, un panorama stellaire comme décor (les nombreuses étoiles).


"Tu restes bien sage, ok?"

Autant parler à un sourd.
Mélusine se leva, à moitié consciente que c'était plus qu'inutile. Sortit sa baguette (aucun commentaire sur la vanité de cette action). Et se retrouva les bras ballants.


"Call?"

'Un peu de courage, McEwan.'

Le peu de courage la fit s'approcher de l'ancien Serpentard.
Elle aurait juré avoir vu la brute articuler un "pitié".
Un chouïa plus de courage lui fit effleurer le bras de Call.


"Casey?"

'Testament de Mélusine Mouna Maëwen Myrzam McEwan.
Je lègue ma chèvre à Call puisqu'elle semble l'adorer...'


"En phase" serait plus juste.

'Que ma collection de cartes de chocogrenouilles aille à Xaël. Kriket à mon amie Maude. Mon vif d'or à James...'

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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Mer 21 Oct - 21:11:13

Vous devez tous savoir – ou imaginer je supoose – ce que ça fait de transplaner ? Moi-même ayant passé mon permis récemment et bien c’est exactement cette sensation que je ressentis lorsque je retrouvai mon corps. Toutefois, ce n’est pas pour autant que je maîtrisais la situation … Je voyais de mes yeux l’homme suspendu devant moi, sanguinolent, mais je ne pouvais le laisser respirer en paix. Mes muscles refusaient encore de m’obéir, mais, pour être sincère, je dois avouer que je n’avais pas fait beaucoup d’efforts pour retrouver mes capacités. Je n’étais pas très pressé de voir Murdoch reprendre ses esprits.

J’entendis ensuite un murmure que je compris être la voix de Mélusine, mais de là à dire que je discernais ses paroles, il y avait une frontière. C’est lorsqu’elle m’effleura que je sentis une vague glaciale envahir mon bras. La sensation se diffusa rapidement dans tout le reste de mon corps. Je pivotai ensuite sur moi-même pour lui faire face. Je savais que ce mouvement n’était pas miens, que c’est cette chose en moi qui l’avait entrepris. Paradoxalement, je sentais la chaleur dans mes yeux. Quelque chose de presque brulant. J’avais un mauvais pressentiment. Je savais que quelque chose d’encore plus terrible allait se produire … et que je ne pourrais rien faire.

La sensation de froid disparue progressivement de là où elle avait commencé. Mon bras retrouva une température normale – quoi qu’un peu chaude encore – et je le vis se déplacer pour lever de quelques centimètres ma baguette, pointée vers la jeune fille.

J’eus un aperçu du sortilège que l’Autre voulait utiliser contre elle car je l’entendis le prononcer dans ma tête. A partir de là, tout se déroula en une fraction de seconde…

Mes lèvres commencèrent à remuer pour prononcer la formule magique.

- Avada ..

STOOOOOOOOOOOOOOOP avais-je eu l'impression d'hurler à mon esprit manipulé.

La réaction qui suivi fut atypique.

C’était comme si j’avais reçu un expelliarmus.

Ma baguette sauta de mes mains pour atterrir quelques mètres plus loin. En même temps, j’entendis derrière moi la chute du colosse qui lui aussi venait d’être épargné par ce geste. Sa respiration était devenue grave, suffocante et puissante.

Mon visage se tordit pour afficher l’état de frustration de l’Autre. Puis il céda. Presque bon joueur d’après ce que compris de ses dernières paroles.

Immédiatement mon corps refusa de me maintenir debout plus longtemps. Je m’effondrai sur mes genoux, une main à terre, le regard encore vaseux et j’avais presque l’impression que des volutes de fumée sortaient de ma bouche tellement la chaleur quittait mon corps pour revenir à la normal.

Je ne pensais pas être fatigué. C’est juste qu’il me fallu du temps pour digérer ce qu’il venait de se passer. C'est cela qui me permis de comprendre que je pouvais contrôler ce phénomène. C'était plutôt une bonne chose ... mais je le sentais encore en moi. Pas très loin. Prêt à reprendre le contrôle en cas de défaillance...
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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Jeu 22 Oct - 13:46:48

Quand on échappe à la mort de justesse (justesse, tout est une question de nuance, évidemment. Disons quand on a le sentiment d'avoir échappé à la mort de justesse...), il y a ceux qui en sont tétanisés, respirant un grand coup, encore stupéfaits de pouvoir le faire. Ceux-là se mettent souvent à pleurer. Certains se promettent de se rattraper, pensent à tout ce qu'ils n'ont pas eu le temps de faire, ceux qu'ils n'ont pas eu le temps d'aimer. Et puis, il y a ceux qui laissent exploser la boule de nerf, les émotions extrêmes que l'instant a condensé en eux.
Mélusine était plutôt de ceux-là.
Contrairement à ce qu'on disait, elle n'avait pas eu le temps de voir défiler ni sa vie, ni le visage de gens qui comptaient pour elle. Elle n'avait vu qu'une baguette et l'expression de haine pure que Casey affichait. Elle n'avait entendu qu'un mot et rien senti du tout.

De ce rien était né le tout.
Toute la peur, la colère, les regrets et l'animosité qu'elle aurait dû ressentir.
Tout qui lui revenait dans la face avec la force d'un boomerang.

Elle ne remarqua ni la brute qui gisait maintenant au sol comme un vieil épouvantail ridicule, ni Alan que le choc avait fait tressauté, ni Mezereum qui bêlait son égarement à qui meut mieux. Ni même Casey qui s'était effondré.
Il n'y avait que les cris qui lui martelaient les tempes à force de vouloir sortir. Sa baguette, au bout de sa main, jetait des étincelles de toutes les couleurs; ses joues virèrent à un rouge qui contrastait monstrueusement avec la pâleur extrême de son teint; ses membres tremblèrent rétrospectivement. Mais ça n'était rien face à l'aigu de sa voix qui s'éleva dans les airs.


"T'es complètement malade, espèce de troll. Je t'ai rien fait, moi, ok? Espèce de... baoth. Smur!"

Sa harangue continua en gaélique, dans un éboulement de "r" roulés et d'injures, dont l'essentiel tournait autour de thèmes pas très glorieux portant sur l'intelligence masculine, le courage et autres choses vaines.

"Cnatan mòr, dìosganach...!"

Au dehors, les passants continuaient leur chemin, jetant des coups d'oeil furtifs en direction de la boutique, faisant un détour pour ne pas s'en approcher, comme d'un lieu contaminé.

Enfin, la voix de Mélusine se cassa sur un "Irfinn".
Il lui fallut deux minutes pour dresser le tableau à l'intérieur de la boutique. Tous les hommes étaient jetés au sol, elle seule tenait encore sur ses jambes. Et son seul point fixe, son seul élément connu, c'était ce type-même qui avait essayé de l'avada. Si on mettait sa chèvre de côté, évidemment. Mais question prise de responsabilité, une chèvre, ça se posait là.


'Quelle galère.'

Après un ou deux derniers jurons, après avoir repoussé violemment l'idée de fuir, Mélusine fit la seule chose qui n'était pas une option débile: pointer sa baguette sur le seul individu un peu conscient et essayer de comprendre enfin un chouïa du semblant de quelque chose quant à ce qui se passait:

"Call?"

Hem.
Oui.
Sa demande d'explications s'arrêtait là. Pas complètement folle la McEwan. Elle avait beau pointer sa baguette, elle savait très bien que dans un duel, elle n'avait pas la moindre chance. Pas la peine, donc, de susciter encore plus de ressentiment chez Call.


"Call?"

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Ven 23 Oct - 21:11:57

Presque à quatre pattes par terre, je cherchais vainement ma baguette de ma main libre, tâtant le sol aussi loin que mon bras le permettait. La tête basse et immobile, mon regard était resté bloqué sur mon autre main, celle qui m’offrait l’unique appui qui me permettait de ne pas être littéralement affalé. J’avais l’impression que mon crâne était sur le point d’exploser. Mes tympans transpercés hurlaient de douleur par les mots que j’avais bien compris être des insultes sifflantes. J’aurais donné à ce moment là n’importe quoi pour la faire taire. Un désir de ma propre conscience cette fois.

Mais, malheureusement, cette « bonne » conscience ne voulait pas. Allez savoir pourquoi ! Je dus juste murmurer un « dommage » qui se perdit dans le tumulte Mélusinien.

Lorsqu’elle m’interrogea, je relevai péniblement la tête et j’eus l’impression que je mis une éternité à réaliser ce simple geste …

- Ca va ça va ! C’est bon ! Je vais bien. lançai-je péniblement à la seconde interrogation.

Ce fut seulement après que je réalisai qu’elle ne devait très certainement pas se soucier de mon état. Surtout après avoir failli lui ôter sa principale liberté.

Je me redressai avec beaucoup de précautions. Au pied d’un meuble, je vis du coin de l’œil ma baguette. Elle avait parcourue une bonne distance contrairement à celle de Mélusine qui était pointée contre moi.

Je ne connaissais pas très bien la jeune fille, mais le fait de savoir qu’elle était de Gryffondor et qu’elle avait encore un lien - voir plusieurs … - à Poudlard, ne me donna pas l’impression qu’il fallait que j’en sois inquiété. Je la snobai presque lorsque je me retournai pour aller récupérer ma précieuse. Au passage, je jetai un regard intéressé à la bête curieuse qui gisait face contre terre et qui, elle aussi, semblait vouloir se relever.

La chèvre paraissait ne plus trouver sa place en ces lieux. Elle était presque au milieu de la pièce, tournant la tête de droite à gauche, dans un état ambiant d’incompréhensions. Il est vrai que de l’extérieur, on aurait pu croire qu’une guerre venait de se produire ici. Moi-même, j’étais quelques peu déboussolé, mais pour des raisons que je pensais être différentes des autres. C’était plus vis-à-vis de ce que j’étais parvenu à faire avec l’entité que pour la violence qui venait d’être perpétrée ici.

J’analysai rapidement ma baguette lorsque je la récupérai pour être sûr qu’elle n'ait subit aucun dégât.

Elle était intacte. Aussi lisse que le jour où je l’avais acheté.

- Bon. On fait quoi maintenant ? demandai-je avec le regard toujours baissé.

Ce fut plus par flemme de trouver une solution que je posai la question. Après avoir généré un telle tempête dans le petit magasin, je me redis compte à quel point j’étais gonflé de poser la question sur ce ton.
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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Dim 25 Oct - 12:41:12

"Non mais non."

Vexée comme un pou, Mélusine observa Call se traîner jusqu'à sa baguette, après lui avoir jeté l'ombre d'un regard. Et c'était tout. Un regard pour la jauger, elle et sa baguette et considérer qu'il s'agissait bien là du cadet de ses soucis. Il n'avait même pas hésité, même pas esquissé un geste qui aurait pu être interprété comme une vague inquiétude. Non. Rien. Comme si elle n'était pas plus dangereuse avec une baguette à la main, une sacrée dose de fureur dans le sang et une bonne raison pour agir après une tentative de meurtre. Qu'elle le sache, elle, était une chose. Que ça se devine au premier regard en était une autre.
Oui, n'importe qui dans sa situation se serait renfrognée. Au minimum.
Certains auraient même jeté un sort. Juste pour prouver que...


'C'est une idée, ça.'

Bien sûr.
Et suffisait qu'elle se plante ... Dans son état, à coup sûr, sa baguette produirait quelque chose, là n'était pas la question. C'était juste que le quelque chose avait de forte chance d'être complètement déplacé. Apparition d'un feu magique à la place d'un Stupéfix. Dans le genre "je regagne ma crédibilité", on avait fait mieux. Suffisait qu'elle se plante, donc, et il ne lui resterait plus qu'à s'enfermer dans un endroit oublié pour deux ou trois décennies, mois jours. Elle n'avait pas que ça à faire.

Bref.
Des la fumée lui sortait par les oreilles, des éclairs par les yeux et il lui semblait que son sang bouillait mais Mélusine ne fit rien. Resta juste là à fulminer, se sentant offensée de secondes en secondes.
Pour arranger les choses, Mezereum, sa chèvre, trottina jusqu'à Call pour se frotter contre lui en signe de réconfort, les yeux un peu fou.

Mais le jackpot, le summum, le pire que tout fut atteint quand Call osa... faire comme si de rien n'était. Genre, "je me suis endormi et hop, au réveil, tu as vu ce boxon, qu'est-ce que tu attends pour y faire quelque chose?" et non pas "je suis un troll fini, l'idée de te tuer m'a traversé l'esprit mais peut-être vaut-il mieux que tu sois vivante et je te prie de m'excuser, c'était une erreur". Ou même "c'était une blague, avoue que je t'ai eu!".
Oui, même une blague pas drôle aurait été préférable.
Mais non. Rien. Juste "Bon. On fait quoi maintenant ?".

Le "on" l'agaça par-dessus tout.
Oubliée la résolution de se montrer sage et de ne pas faire état de ses catastrophiques capacités magiques. La sagesse, _ça n'était définitivement pas son truc.
Et puis, le premier psychomage venu vous le dirait, rien de pire que de refouler ses émotions...
Aussi, sa baguette toujours pointée sur le jeune homme, Mélusine agit avant même de réfléchir.


'Comme d'habitude.'

"Petrificus totalus!"

Le sort avait beau être à la portée du premier première année venu, elle réussit à le rater de manière assez monumentale. Quoi que... pas tant que ça, se ravisa-t-elle au final. Call se retrouvait muet pour cause de bâillon bien placé. C'était déjà ça. Le choc du sort avait fait voler sa baguette hors de ses mains.

"Ce qu'on fait? Ce qu'on fait?"

Mezereum l'interrompit d'un bêlement plaintif.

"Tuch toi!
Ce qu'on fait? Tu pourrais peut-être daigner t'expliquer, déjà? T'excuser? Ou te montrer au moins un chouïa concerné?
C'est pas possible, ça?


De petites étincelles dansaient au bout de sa baguette.

"Enfin, quoi... Ca t'éclate de lancer des avada sur n'importe qui? C'est un passe-temps hérité de Serpentard? wow, méga-drôle!"

Hein? il était bailloné? Qu'il se débrouille pour répondre quand même. Pas d'humeur à se montrer magnanime.

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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Sam 7 Nov - 2:02:45

Bon, finalement, elle avait quand même répliqué.

J’étais content. Assez satisfait de mon petit effet. J’aimais sentir cette fureur gronder dans les entrailles des Rouges. C'était bizarre, voir même miraculeux, comment ils arrivaient souvent à se contrôler, même lorsque la situation prêtait à se lâcher un peu. Quel vilain défaut !

Bon. Ca, se sont mes impressions premières, juste après avoir vu virer au rouge la Gryffondor. Ensuite, se fut plus pénible.

Je venais de perdre pour la deuxième fois en quelques minutes ma baguette. J’étais, en plus, affublé d’un ridicule bâillon qui m’empêchait de formuler une réponse compréhensible. Le résultat fut similaire à celui d’un troll bougonnant au réveil.

J’écoutai le flot de paroles m’assaillir, sans broncher (ou presque). Mains sur les hanches, je laissai planer un instant de silence avant de lui montrer mon bâillon et lui préciser inutilement mon incapacité à lui répondre.

Ce ne fut pas pour autant que face à sa réaction, je devins plus sur la défensive qu’avant sa riposte. Je la quittai du regard un nouvelle fois pour partir, sans me soucier du reste, à la recherche de ma baguette (re)perdue.

Elle avait atterri à côté du molosse qui était toujours éffondré sur le sol. Je me baissai pour la ramasser et la pointai immédiatement vers mon visage.

Et là, contre toute attente, il ne se passa rien.

Echec cuisant.

La sensation qui m’envahit alors fut … troublante.

Je regardai Mélusine devant mon incompréhension, comme pour essayer de saisir quel maléfice elle avait bien pu me lancer. Je crois bien qu’à ce moment précis, c’était la panique que l’on aurait pu saisir dans mes yeux.

C’était comme quand on reste coincé dans une position inconfortable. Vous voyez le genre ? Comme une bague que l'on se passe au doigt et que l'on arrive plus à enlever, même avec de l'insistance. Je ne pouvais pas m’en sortir. C’est un peu ridicule comme impression, quoique humain, mais sur le moment je peux vous assurer que je ne rigolais pas. Je n'avais pas à faire à une ridicule bague, mais à de la magie...

Je recommençai l’opération une nouvelle fois, désespéré, un peu à la manière du moldu tirant sur sa fameuse bague comme un forcené, quitte à y laisser son doigt...

Sans succès. Toujours. Encore plus flippant.

Le problème ne venait pas des informulés, j’avais l’habitude depuis mes 15 ans à les pratiquer, mais je me doutais que c’était la formule qui ne convenait pas. Un Petrificus Totalus qui se transforme en sortilège de Mutisme, il était de tout évidence qu’il ne s’agissait pas de quelque chose de trivial.

Comment donc trouver le contre-sortilège qui pourrait annuler ça ?

J’en utilisai plusieurs. Toujours rien. Même les rudiments de magie noire semblaient inefficaces.

Mes yeux retrouvèrent ceux de Mélusine. Je crois sincèrement que si elle n’était pas prévue comme étant une éventuelle solution à mon problème, j’aurais pas hésité à lui faire payer le prix fort sur place. Je m’efforçai de ne pas lui montrer cette idée, bien que l’hypothèse inverse, la supplier, n’était pas envisageable non plus pour autant.

La solution je l’avais. Ou plutôt je savais qu’elle était là. Elle m’avait quitté depuis quelques minutes, lorsqu’elle m’avait presque failli faire faire l’impardonnable envers Mélusine, et là, elle pointait à nouveau le bout de son nez. Cette voix apaisante fit son effet, me proposant son aide avec une gentillesse sans borne, mais je ne voulais pas. Je voulais m’en sortir seul. Sans elle tout du moins. Qui sait ce que cette entité pourrait me faire faire à nouveau si je lui cédais aussi facilement, déjà que le sentiment de vengeance me taraudait l’esprit.

Ne pas succomber.

Trouver une autre solution.

Tuer la chèvre.

Non je plaisante. Faut bien en ces moments.
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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Lun 9 Nov - 12:03:08

Eh bien, non.
Mélusine ne rit pas. Pas même l'ombre d'un petit sourire sarcastique. Étonnant, non?
Mais le voir se débattre contre son sortilège ne la ramenait qu'à sa propre incapacité magique. Et ça, ça n'était pas drôle. D'autant que ça ramenait la situation présente (et passablement catastrophique) à un "on va devoir se débrouiller sans magie", ce qui ne l'enchantait pas plus que ça.


"Bouse, Call, qu'est-ce qui se passe?"

C'était bien la première fois qu'elle mettait (et se mettait) dans la bouse jusqu'au cou. Et involontairement en plus. Sauf que, bien sûr, Call ne pouvait pas répondre. Pas que le soudain silence ne soit pas appréciable. Mais il était plus stressant que vraiment reposant. Mélusine ne se voyait pas vraiment parcourir les quelques mètres les séparant du Chemin de Tarverse pour aller quémander de l'aide. Encore moins parcourir les nombreuses rues jusqu'à St Mangouste et expliquer le comment du pourquoi ils en étaient arrivés là. Surtout en laissant le corps des deux hommes inanimés dans une petite boutique moldue.

'La cata.'

"Hem... Je te proposerais bien d'essayer quelques nouveaux sorts, voir si j'arrive à t'enlever ça mais..."

... Mais c'était peut-être pas du tout une bonne idée.
Etrange comment cette histoire de bâillon avait réussi à lui calmer les nerfs.


"Oui, je suppose que... non."

Bon.
Aux grands maux, les grands moyens.
Mélusine laissa choir son sac sur le sol qui rebondit avec un léger clong, retroussa ses manches et avança jusqu'à Call en le fixant droit dans les yeux.


"Tu bouges, je t'en mets une."

Autant que les choses soient bien fixées...

"Et interdiction de toucher à ta baguette."

Ca faisait un bien fou de donner des ordres.
Elle était tout près de lui, maintenant, baguette à la main et l'air de savoir ce qu'elle voulait.


"Voilà. Maintenant, tu te tournes."

Peu crédule quant à sa docilité, elle fit elle-même le trajet pour faire face à son dos.

"Tu boudes pas, hein? Ca risque de chatouiller."

Coinçant sa baguette entre ses dents, elle agita brièvement les doigts avant de les poser sur sa nuque, pestant tout bas contre les quelques cheveux qui s'y aventuraient. Avec les ongles qu'elle n'avait pas, elle s'attaqua au noeud du bâillon, en pestant à voix basse. Après deux minutes d'acharnement, elle en vint à bout et se retrouva avec le morceau de tissu dans les mains.
Rien ne valait les bonnes vieilles méthodes.


"Pfffffff... les hommes."

Elle se recula précipitamment. La promiscuité était une affaire de nécessité. Point barre.
Les deux mains sur les hanches, elle se planta à nouveau devant lui:


"Maintenant, tu m'expliques. Sinon, je te refais la même."

'Pffffff, t'y arriverais même pas...'

Et alors? Call était pas au courant.

Un bruit attira son attention qu'elle avait jusque-là jugée passablement concentrée sur le problème Call. Mezereum, qui s'était désolidariser de l'objet de con admiration (l'ex Vert), avait trottiné jusqu'au sac de Mélusine et s'était mis à lécher vigoureusement la lampe. Sa merveille. Sauf que...

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MessageSujet: Re: [Libre] Une nouvelle vie après Poudlard   Mar 10 Nov - 9:36:25

J’étais loin, mais alors très loin d’être rassuré. Je voyais Mélusine s’avancer vers moi, baguette au poigt, et je m’imaginais, sans le vouloir, le petit démon qui sommeillait en elle et qui était prêt à me rejouer un autre sale coup. Immobile, je me demandais à cet instant si, en fin de compte, le sortilège de pétrifiction n’avait pas fini par faire son effet. J’hésitai jusqu’au dernier moment entre lui faire confiance ou me reculer. Ce fut pire encore lorsqu’elle passa derrière moi. Je sentis ses mains bouger jusqu’à toucher le bâillon qu’elle semblait triturer. Le nœud lui résista quelques fois puisque je sentis ma tête partir en arrière lorsqu’elle commença à le dénouer. J’attendis patiemment, n’ayant finalement pas fait le choix de me soustraire à elle. Toutefois, lorsque je compris qu’elle me venait en aide – Gryffondor oblige - je restais dans le doute. Ayant moi-même essayé plusieurs sortilèges, j’imaginais mal ce qu’elle aurait pu faire de plus. Je fus toutefois rapidement obligé de constater son efficacité. J’étais libéré et soulagé et je dus rester penaud quelques secondes le temps de réaliser.

Puis, sans que j’aie le temps de pouvoir envisager autre chose, j’entendis un sifflement chuinter près de nous. C’est lorsque je tournai la tête que je vis la chèvre reculer, observant une lampe fumante et vibrante.

En même temps que le sifflement augmentait en intensité, le son qu’elle produisait passait progressivement d’apaisant à strident. Tombé sur le côté du sac de Mélusine, elle commença à faiblement tourner sur elle-même, provoquant un bruit de grincement avec le plancher. Puis tout s’accéléra.

Devant le regard perdu de la pauvre chèvre, la lampe se redressa d’elle-même sur son socle et s’immobilisa. La fumée était épaisse, mais se dispersait aisément dans les airs.

Comme une action n’arrive jamais seule, je vis que le bruit avait fini par réveiller le colosse qui se mit, difficilement, sur son séant. Le regard dans le vague, comprenant encore moins qu’auparavant ce qu’il se passait, il nous fixait tour à tour puis la lampe, la bouche légèrement entrouverte. Je n’écoutai pas les recommandations de Mélusine. J’expédiai au géant un stupefix qui le figea sur place dans une position ridicule. Nous avions suffisamment de problèmes pour ne pas en rajouter un autre. Avec le choc, Murdoch bascula en arrière, sur le dos, jambes en l’air.

Je ne pus m’empêcher d’afficher un petit sourire en voyant la scène.

La colonne de fumée était encore devenue plus dense, mais, au lieu de se dissiper, elle semblait à présent se comprimer. Une masse informe se dessinait petit à petit devant nos yeux.

Je ne comprenais pas ou ne voulais pas croire que les contes pour enfants moldus avaient leur part de vérité. Un comble pour un sorcier.

Ce n’était plus une fumée éparse que nous avions devons nous, mais une silhouette. Celle d’une femme.

A ce moment là, j’entendis du fond de mes entrailles une voix gronder. Tellement puissante que j’en ressentis les vibrations. Je ne savais pas si Mélusine avait pu l’entendre, mais, machinalement, je plaquai une main sur mon ventre pour masquer ce bruit qui aurait pu ressembler à celui d’un estomac criant famine. Je savais toutefois qu’il ne s’agissait pas de ça.

Le corps de la femme devant nous était jeune. De longs cheveux de fumée vaporeux balayaient son visage et ondulaient comme si elle était immergée. Ses yeux s’ouvrirent devant nous, laissant s’échapper au passer une volute de fumée, comme de la poussière d’échappant d’un objet que l’on ouvre des siècles après sa fermeture.

Elle était belle, angélique et aérienne, mais je sentis en moi une mise en garde. Je ne savais pas pourquoi, mais il ne fallait pas que je lui accorde une pleine confiance. Aussi bizarre que ça puisse paraître, ayant encore du mal à dissocier parfois mes propres pensés des autres, je l’écoutai. Mon regard s’assombrit légèrement devant l’être se déployant devant nous.

- Qu'est-ce que t’as encore fait ? lançai-je à Mélusine. Ma voix portait un ton sérieux, mais contrebalancé par les expressions de mon visage qui affichaient ma taquinerie.

Je levai une main d’un geste préventif pour protéger ma tête d’un éventuel retour de claque.
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